48 kg de kif saisis à Bejaia
La gendarmerie nationale de Bejaia vient de mettre la main sur une grosse quantité de kif traité, soit plus de 48 kilogrammes, ayant conduit à la mise sous mandat de dépôt d’un baron et de deux convoyeurs. Revenant sur cette prise, le lieutenant-colonel commandant du groupement dira: «Au-delà de la quantité, on a réussi à neutraliser une partie du réseau qui active à travers la wilaya.» L’histoire commence le 13 juin, vers 10h45 à Taskriout, au niveau du barrage fixe de la Gendarmerie nationale. L’attention d’un gendarme de faction qui filtrait la circulation au milieu de la chaussée sur la RN9 a été attirée par un véhicule à bord duquel se trouvaient deux passagers et qui venait de rouler sur la bande blanche centrale de la chaussée. Le gendarme fait alors signe de s’arrêter au conducteur pour les vérifications d’usage. Le chauffeur tout en soulevant le capot pour la vérification du numéro du châssis s’est mis tout à coup à gémir, simulant un malaise, histoire sans doute de dissuader le gendarme de continuer ses investigations et de les laisser partir. Un coup dans le vide puisque le gendarme était plus tenace que jamais, d’autant qu’il a décelé un petit paquet suspect sous l’une des pièces du moteur. C’est alors que les deux compères originaires respectivement de Barika et de M’sila ont tenté de s’enfuir avant d’être rattrapés. Fait insolite, trop essoufflé pour aller plus loin, un des fuyards a tenté d’avaler la puce de son portable. Le gendarme à ses trousses a eu juste le temps de l’en empêcher et de lui confisquer le minuscule objet dont l’importance sera capitale par la suite.Les deux acolytes s’avérèrent bien vite être des passeurs de drogue quoiqu’ils aient essayé de faire croire aux gendarmes qu’ils en étaient les propriétaires. Leur rôle, en fait, se limitait à faire la navette entre les villes frontalières de l’Ouest et le reste du pays. Sans être des «barons» du crime organisé, c’était tout de même une bonne prise car si les deux convoyeurs ne connaissaient pas grand monde au sein de la filière, se contentant de transporter la marchandise, guidés par portable jusqu’au lieu où le destinataire se charge lui-même de les contacter pour prendre livraison de la marchandise et... les payer. Des maillons donc, mais indispensables au bon fonctionnement du réseau. La puce une fois exploitée a révélé ses secrets: des numéros de téléphone bien vite identifiés. L’un d’eux, notamment, était celui de G.S., déjà sous surveillance discrète. Persuadés par les gendarmes de collaborer et donc de poursuivre les contacts, en échange de charges moins lourdes, mettant l’accent sur le fait qu’un simple convoyeur n’a aucun intérêt à prendre tout sur lui, protégeant ainsi les barons, un deal fut donc passé.
L’impératif pour les gendarmes était double: faire vite de peur d’une fuite et arriver à alpaguer le destinataire déjà sous surveillance. Les deux passeurs devaient le persuader de se déplacer lui-même à Bejaïa où un piège lui a été tendu et dans lequel il est tombé la tête la première. Sur lui, quelques grammes de kif et la rondelette somme de 140.000 dinars, le prix du convoyage sans doute. Un baron du trafic de la drogue vient de tomber.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com