Bejaia - Revue de Presse

Théâtre régional d’Oran



Le TRB présente «Leonardo Fibonacci à Béjaïa» La pièce de théâtre «Leonardo Fibonacci à Béjaïa», qu’a présentée, jeudi après-midi au Théâtre Régional Abdelkader Alloula, la formation du Théâtre Régional de Béjaïa, constitue un parfait exemple de coopération internationale autour d’un projet artistique. Cette pièce est issue d’un projet international, initié en 2000 (décrétée année mondiale des mathématiques) par l’Union internationale des mathématiques et l’UNESCO, qui ne sera concrétisé qu’avec l’avènement de la manifestation d’Alger, capitale de la culture arabe, en 2007. Elle sera surtout le fruit d’une étroite collaboration entre l’association Gehimab, le Groupe d’études sur l’histoire des mathématiques à Bougie médiéval et des professionnels du théâtre venus de différents horizons. Que l’on en juge: un texte adapté à la scène par l’homme de théâtre et actuel directeur du TRB, Omar Fetmouche, une mise en scène signée par l’italien Luca Radaelli, assisté par Kada Bensmicha de Sidi Bel-Abbès, distribué dans la pièce et à qui l’on doit également la chorégraphie, et Chawki Bouzid de Batna. De cette synergie naîtra le spectacle qui se propose de relater le séjour du mathématicien italien Leonardo Fibonacci à Bougie au 12e siècle, à l’époque où cette ville était encore un important pôle culturel et scientifique, qui rayonnait à travers la Méditerranée. Originaire de Pise, ce fils d’un marchand italien installé à Bougie et qui est connu pour être le premier grand mathématicien européen, viendra à la demande de son père profiter du haut niveau de l’enseignement des mathématiques qui était dispensé alors dans la ville algérienne. C’est lui qui, le premier, introduira les chiffres arabes et les méthodes de calcul des musulmans dans l’Occident chrétien. «Leonardo Fibonacci à Béjaïa», est une pièce qui intègre tous les ingrédients du grand spectacle en ayant recours à diverses formes d’expression: le chant, la chorégraphie, la musique, les jeux de lumière, l’imposant décor… etc. Jouée en arabe avec l’intrusion de quelques bribes de tamazight et d’italien, la pièce qui se veut très didactique, puisque destinée à un public jeune, a cependant manqué manifestement de rythme. La performance des comédiens, autour du duo Bensmicha, a été longuement saluée par le public.   G. Morad
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