La situation socioprofessionnelle des travailleurs, l'état des lieux des établissements de santé publique et les nouveaux statuts des travailleurs sont les thématiques autour desquels se sont axés les débats lors de la réunion de la Fédération de wilaya des travailleurs de la santé publique affiliés a l'UGTA, ayant eu lieu le dimanche passé au siège de la coordination syndicale.
Les représentants syndicaux ont fait part des difficultés rencontrées dans l'exercice de leurs fonctions, mais aussi de l'érosion de leur pouvoir d'achat en dépit des dernières augmentations salariales. Les structure de santé de la wilaya accusent un manque considérable en effectifs. A cela s'ajoute un déficit significatif en équipements médicaux et autres moyens de locomotion (ambulances et véhicules utilitaires). Une situation qui n'est pas sans perturber le bon accomplissement des prestations. Par conséquent, « le travailleur se trouve confronté à une situation de pression et de frustration devant l'incapacité d'assumer pleinement sa tâche » souligne M. Ziani, secrétaire général de la coordination qui met l'accent sur la nécessité de renforcer les établissements de santé en moyen pour optimiser leurs capacité de prise en charge et d'y créer en conséquence un climat de travail plus serein.« Il y a lieu d'amorcer une réelle redynamisation de nos structures. Le SAMU, dont le fonctionnement nécessite une réelle revalorisation, doit être rentabilisé au mieux pour répondre aux aspirations de la population de notre wilaya », estime-t-il encore. Par ailleurs, un ensemble de revendications sont unanimement remises sur le tapis par les participants ; entre autres, la généralisation des cycles de formation, la promotion en tenant compte du niveau d'étude, des titres de qualification et d'ancienneté, la mise en application du nouveau statut, la prise en charge des régimes indemnitaires spécifiques et d'autres primes (panier et transport). Sur un autre plan, certains syndicalistes ont mis l'accent sur ce qu'ils considèrent comme « harcèlement et dépassements » qu'ils subiraient dans leur milieu de travail. « Certains de nos éléments nous ont fait part de certaines formes de pression de la part de l'administration, chose que nous dénonçons fermement. Nous exigeons que cesse ce genre d'agissements » s'élève M. Ziani.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B. K.
Source : www.elwatan.com