Ils dénoncent la construction d'une dalle à la place de la toiture d'un appartement, oeuvre d'un résidant au dernier étage de leur immeuble.
Bien qu'il ait été instruit par les services communaux de l'urbanisme pour arrêter les travaux, suite à une plainte des riverains et colocataires, un habitant de la cité Talla Ourian ne s'est pas empêché de poursuivre les travaux de réalisation d'une dalle à l'étage supérieur d'un bâtiment.
Il a été aidé en cela par une décision de justice rendue en sa faveur au lendemain de l'ordonnance d'arrêt des travaux prononcée par l'APC. Saisie par le mis en cause, la cour administrative de Béjaïa s'est en effet prononcée contre la municipalité ordonnatrice de l'arrêt des travaux. A-t-il fourni des documents légitimant son initiative' Toujours est-il qu'à la faveur de cette décision, le citoyen dénoncé par ses voisins, est passé à la phase suivante dans son projet allant jusqu'à couler une dalle à la place de la toiture initialement posée par le constructeur au dernier étage de l'immeuble. Les faits remontent à la veille de la campagne électorale portant sur le scrutin des locales du 29 novembre de l'an dernier, les habitants de la cité Talla Ourian alertent les services communaux sur une initiative jugée «illégale» et dont s'est rendu coupable un résident au dernier étage d'un bâtiment de la même cité.
La commune de Béjaïa réagit immédiatement et ordonne l'arrêt des travaux. Le mis en cause saisit alors la justice qui ne tardera pas à rendre un verdict annulant l'arrêté communal. Les travaux, qui étaient à l'arrêt, reprennent de plus belle. Une dalle fut construite à la place de la toiture contre «toutes les lois urbanistiques», estimait hier un membre de l'association du quartier, M.Arezki Taâzibt, qui fait part également d'une requête dont nous détenons une copie, adressée au wali, au procureur de la République et à toutes les autorités concernées, reconnaissant au passage «la prompte réaction des services communaux lors de la première alerte». «La commune de Béjaïa a réagi justement à notre première requête en ordonnant l'arrêt des travaux», a-t-il indiqué mais «la justice l'a déboutée», regrette-t-il. Notre interlocuteur, qui met en exergue le danger que cette construction représente pour les habitants du quartier, s'est montré déterminé a faire aboutir la revendication des habitants, à savoir la démolition de tout ce qui a été entrepris en dehors du cadre légal. «Demain nous allons nous réunir avec 16 associations de la commune de Béjaïa qui nous ont déjà témoigné leur soutien», a-t-il déclaré, «une décision d'investir la rue sera prise si d'ici là rien n'a été entrepris pour arrêter le massacre», a-t-il averti.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki SLIMANI
Source : www.lexpressiondz.com