Des routes fermées, une grève dans les transports, un rassemblement et
des sièges d'APC et de daïra assiégés. La wilaya de
Bejaia a vécu hier une journée très mouvementée sur le plan social.
Les employés de l'Entreprise de publique de transport urbain (ETUB) observent,
depuis hier, une grève illimitée pour demander la valorisation de leurs
salaires. A la sortie Est du chef-lieu de wilaya, les villageois de Zaouia, petit bourg de près d'un millier d'habitants, ont
fermé la RN9
menant à Sétif et à Jijel, au niveau du pont dit «Scala». Les manifestants
exigeaient le lancement de plusieurs projets liés à l'accès à l'eau, la pose de
conduites d'assainissement et le bitumage de la route desservant leur village. Le
chef de daïra, qui s'exprimait hier à la radio locale, s'est engagé à «lancer
sous peu les appels d'offres pour la réalisation de tous les projets inscrits
dans les programmes de développement». La
RN9 a été aussi fermée au niveau de la zone balnéaire Tichy par des manifestants excédés par les retards qui
plombent du projet lié à l'évacuation des eaux usées de leur village. De leur
côté, les villageois d'Adekar, agglomération perchée
sur une colline située au sud-ouest de Bejaia, ont fermé hier, pour la deuxième
fois, les sièges de l'APC et de la daïra. Les
protestataires ont observé un sit-in devant les deux sièges de ces
collectivités suite à un appel lancé par plusieurs comités de villages et des
associations. Ils revendiquent notamment l'amélioration de leur cadre de vie. Les
doléances portent notamment sur l'instauration de la transparence dans
l'attribution des logements sociaux, l'alimentation en gaz de ville, l'aménagement
et l'embellissement de l'agglomération et l'éradication de la décharge
d'ordures sauvages.
Une liste de 80 logements sociaux a été affichée ces derniers jours. Mais
la liste s'est heurtée à une forte protestation des milliers de postulants. La
wilaya de Bejaia vit une grande crise de logements. Enfin, les habitants de Bouhamza et Tamokra ont, eux
aussi, observé hier un sit-in près du site abritant le barrage Tichyhaf. Ils exigeaient d'être indemnisés après que leurs
terrains ont été expropriés dans le cadre de la réalisation de cet ouvrage
hydraulique.
La wilaya de Bejaia est en proie, depuis plusieurs mois, à des
protestations sociales récurrentes marquées notamment par des fermetures de
routes. Si d'aucuns affichent «leur pleine solidarité avec les protestataires
qui réclament des droits sociaux», de plus en plus de voix s'élèvent, en
revanche, pour condamner le recours à la fermeture de routes. Un moyen de lutte
considéré comme étant «très pénalisant, notamment sur le plan économique».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salim L
Source : www.lequotidien-oran.com