
Les doléances des entrepreneurs en bâtiment de Bejaia ont été prises en charge sur le champ par le wali pour celles dont les données étaient clairement liées à un simple obstacle bureaucratique, tandis que les autres être seront traitées et solutionnées dans les plus brefs délais. Dans la majorité des cas, les décisions du wali sont allées au bénéfice des entrepreneurs. Ould Salah Zitouni, qui s'est désolé d'avoir constaté, à l'issue de ses visites dans les différentes communes de la wilaya, que Bejaïa manquait crucialement d'une dynamique de développeement et la considérait à la traîne au niveau national, met cette lamentablement situation sur le compte de plusieurs facteurs : projets non réalisés dans les délais, études techniques médiocres, entreprises peu performantes, etc. A tel point, met-il en exergue, que près de 36.800 logements, tous types confondus, ne sont pas encore lancés. Par contre, relève-t-il, les 7.000 logements promotionnels font normalement leur petit bonhomme de chemin et sont en voie d'achèvement. Beaucoup des entrepreneurs présents réalisent des logements sociaux, notamment dans le cadre des programmes de l'OPGI et de la DLEP. Ceux-ci font face à des péripéties bureaucratiques qui mettent parfois leurs entreprises en sérieuses difficultés financières et empêchent la conduite normale des chantiers et donc de respecter les délais de livraison, sans compter les relations exécrables entretenues aussi bien avec le maître d'?uvre que les bureaux d'études, et, encore plus grave, les doutes sur des comportements délictueux. Le wali s'est ainsi étonné que la commune de Bejaïa transfère sur d'autres communes des programmes de logements alors qu'elle dispose encore d'un potentiel foncier suffisant, comme dans le quartier de Sidi Ahmed, tout en s'interrogeant sur le cas de la localité de Sidi Boudrahem, censée un moment accueillir des projets de logements. Il a également instruit ses services de confectionner les listes des bénéficiaires pour les logements achevés et ce, avant le 7 décembre.Répondant aux plaintes des entrepreneurs, le wali a ordonné aux maîtres d'?uvre de payer les entrepreneurs quand aucune raison réglementaire sérieuse n'est invoquée, incitant les entrepreneurs de leur côté à préférer un arrangement à l'amiable avec l'administration. Il a demandé aux autres de transmettre leurs dossiers à ses services afin d'être étudiés et traités quand le cas est plus complexe, notamment quand l'action du ministère est requise.Le wali, qui n'a pas manqué de charger l'OPGI pour son fonctionnement défaillant, a interdit aux entrepreneurs de lancer désormais des travaux sans délivrance préalable des documents nécessaires par l'administration qui a été instruite de son côté de recevoir ces chefs d'entreprise à tout moment pour écouter leurs doléances. Il a également annoncé un assainissement des bureaux d'études agréés, indiquant que plus aucun projet ne sera lancé s'il n'est pas accompagné au préalable par une étude technique sérieuse.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ouali M
Source : www.horizons-dz.com