
Après un meeting empêché à Akbou pour Benhamadi, c'est au tour de M. Sellal d'essuyer un autre revers, cette fois-ci à Béjaïa-ville.Un empêchement qui a dégénéré au point de se transformer en émeute qui aura fait plus de 20 blessés dont 3 agents des forces de l'ordre, un journaliste et plus de 10 milliards de dégâts occasionnés à la maison de la culture Taous-Amrouche qui devait abriter le meeting. La salle subit ainsi son second saccage après celui de 2011. Confusion totale... La maison de la culture a été prise d'assaut par plus d'un millier d'invités dès le matin, sur un autre plan, les allées étaient bondées par une foule rageuse déterminée à empêcher la tenue du meeting. Un empêchement qui devait se dérouler pacifiquement mais qui dégénèrera en émeutes dès l'après-midi où l'esplanade de la maison de la culture est transformée en un champ de bataille. Qui veut embraser Béjaïa ' «Jamais de mémoire de Béjaouis la ville ne connut pareille situation et notre région est autant accueillante qu'hospitalière», dira un citoyen de passage. Un avis partagé du reste par tous et ceux qui connaissent l'histoire de la ville. Aujourd'hui, ajoutera-t-il, ce sont nos enfants qu'on a empêché de venir chez eux. Cela relève d'une gravité extrême. Les empêcheurs du meeting ne sont pas des enfants de la ville en tout cas, ils ne mériteront pas de l'être. Sellal est bien venu il y a quelques temps, même si le Président nous a boudés depuis plus d'une décennie, remarquera-t-il. «On veut embraser Béjaïa», dira un étudiant de l'université A-Mira, venu assister au meeting, sinon comment expliquer l'émeute. Et de poursuivre «quand quelqu'un veut boycotter qu'il le fasse, mais pacifiquement. C'est doublement dommage qu'un fief de la démocratie passe à l'extrémisme. Rebelle d'un jour, fidèle pour toujours Ce meeting (dimanche ndlr) la population béjaouie s'est réveillée groggy et lave les stigmates de la veille, ramasse les pierres, nettoie ses rues et se remet au travail. Les avis restent pour autant partagés entre le «oui à l'empêchement de manière pacifique» et une tenue pure et simple des meetings et l'ouverture à la concurrence loyale d'une présidentielle sensible et décisive qui annonce des changements. Les débordements ont connu leur pic samedi dernier sur l'esplanade dédiée aux victimes d'octobre 88 où la foule était hors d'elle même, livrée au saccage, la casse et à l'incendie. «C'est notre manière de nous rebeller», dira un jeune qui n'a pas pris part à l'émeute. «Mais voyez-vous, c'est notre manière d'assurer notre pays. Nous n'avons pas voulu de ce meeting et nous l'avons empêché et c'est tout». Tout est rentré dans l'ordre Tout le monde vogue à ses occupations en se désolant face aux dégâts importants causés à la maison de la culture. Ce n'est pas l'apaisement pour autant car les fauteurs de trouble promettent le remake pour le 11 du mois en cours qui coïncidera avec la visite de Ouyahia. Un meeting qu'il y a lieu d'annuler à moins de prendre le risque et canaliser les foules pour éviter l'affrontement. Béjaia, en dépit de tout, reste la destination privilégiée de tous les Algériens, Sellal l'aura compris, tout comme il sait que la ville des «99 saints» est la perle et le joyau de toute l'Algérie.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B M O
Source : www.lnr-dz.com