L?agro-industrie se donne pour une deuxième fois rendez-vous à Béjaïa pour une exposition-vente dans l?enceinte de la Grande Surface du Lac. La manifestation n?a cependant pas suscité chez les producteurs le même engouement que lors de la première édition. L?année dernière, pas moins de 65 entreprises y ont répondu présent. Elles sont juste 22 à participer à la présente foire. RH, l?organisateur, explique la défection par la coïncidence avec la Foire de la production nationale organisée à Alger et qui vient juste de baisser rideau. L?autre paramètre qui empêche la foire de Béjaïa de prendre une plus grande envergure est, selon M. Hassas, responsable de la boîte organisatrice, l?inexistence d?un espace d?exposition digne du pôle productif qu?incarne la ville de l?ancien comptoir numidien. L?avis est également partagé par M. Hammiche, le directeur de la concurrence et des prix de la wilaya de Béjaïa, qui, au passage, nous apprendra que des textes sont actuellement en cours d?élaboration. Ils viendront normalement combler le déficit en matière de réglementation des foires et des soldes. Il est vrai qu?actuellement les foires se suivent sans discontinuer et la confusion est totale entre, d?un coté une exposition de vulgarisation d?une production avec tout ce qu?elle présente comme aspects liés au processus et à la qualité, et d?un autre coté, une braderie purement marchande à l?actif de détaillants. La première nécessite l?apport de toute une logistique scientifique - documentaire et humaine - doublée d?un savoir-faire en marketing. Mais, soulignent les organisateurs, l?affectation du même espace pour les deux types de « foires » entretient malheureusement la confusion.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : R. Oussada
Source : www.elwatan.com