ils ont opté pour un nouveau débrayage, prévu pour mardi prochain.
Les travailleurs des oeuvres universitaires de la wilaya de Béjaïa ont estimé que les mesures d'apaisement prises par le directeur général sont insuffisantes les qualifiant de pur «bricolage». La colère monte dans les cités universitaires de la wilaya de Béjaïa. Et ce n'est pas «la dernière visite touristique de la commission mixte Onou et ministère, qui rendra le sourire et fera la lumière», regrettent les travailleurs frondeurs. Cette commission n'a tranché que pour l'unique et habituelle décision de «changement de directeur des oeuvres universitaires», notent-ils. Alors que les pouvoirs publics prônent la prudence en matière de dépenses publiques, prévoyant même des coupes budgétaires, les travailleurs lésés par les nouveaux statuts particuliers continuent à revendiquer la revalorisation de leurs salaires. Les travailleurs des corps communs, qui exercent dans pas moins de huit ministères, sont loin de décolérer et mettent chaque jour un peu plus de pression sur les pouvoirs publics en vue de satisfaire leurs revendications. Les travailleurs des oeuvres universitaires de Béjaïa sont de ceux-là. En réunion mercredi dernier, sous la houlette de la fédération Snapap, ils ont opté pour un nouveau débrayage, prévu pour mardi prochain. Il s'agit d'abord de dénoncer «le climat d'insécurité et de violence qui règne dans les cités universitaires», puis d'exiger «la prise en charge de la plate-forme de revendications» et enfin «le respect des libertés syndicales». Les travailleurs des oeuvres sociales appellent les autorités et les pouvoirs publics à «procéder sérieusement à la prise en charge des revendications et à travailler afin que la paix et la sérénité regagnent les établissements du secteur». Faute de quoi «un mouvement de grève d'envergure sera déclenché» avertissent-ils. Dans un communiqué rendu public hier, le Snapap fait part d'une situation dont le moins que l'on puisse dire, est délétère dans le secteur de l'enseignement supérieur.«La violence y règne en maître», écrivent-ils. Celle-ci se matérialise chaque jour par «le saccage des infrastructures, les fermetures systématiques des administrations, les intimidations, les injures», font-ils remarquer. Et ce n'est pas près de finir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki SLIMANI
Source : www.lexpressiondz.com