Entre bagarres et concertation
La scène politique s’anime de nouveau à Bejaia. En effet, plus on s’approche des échéances électorales, plus les politiques sortent de leur réserve, pour signaler, comme à l’accoutumée, leur présence et dire: «Nous sommes là!»
C’est ainsi que, ces derniers jours, la scène politique locale a été marquée par trois sorties partisanes, le RCD, le RND et les Aarchs ayant tour à tour tenté de mobiliser ce qui reste de leurs troupes. Les Aarchs, réunis en conclave extraordinaire, ont dressé un constat sans complaisance de la situation politico-économique du pays. «Le report du référendum sur la révision constitutionnelle participe, préciseront-ils un peu plus loin, à brouiller un climat politique déjà confus.» Sur le plan socio-économique, la CICB soutient qu’»en plus d’un avenir incertain», alimenté par «cette opacité qui génère inhibition des initiatives et découragement des investisseurs», «le pacte social se décline plutôt en tenue d’entente d’états-majors». Ils rappellent également que «les engagements pris au nom de l’Etat pour la mise en œuvre de la plate-forme d’El Kseur, sont restés à ce jour lettre morte».De son côté, le RND a réaffirmé son engagement à dénoncer la corruption et les agissements mafieux de toute nature, «dans le but d’accompagner sérieusement le programme de développement et de relance économique décidé par le président de la République». Le parti d’Ahmed Ouyahia a, par ailleurs, relevé «le degré de pauvreté de chaque localité», à travers les conclusions de sa commission de prospection et de propositions, mais aussi les nombreuses conférences tenues durant le Ramadhan. Le RCD a aussi battu le rappel de ses troupes, en présence de son président Saïd Sadi, sans pour autant échapper aux tiraillements qui le minent depuis quelque temps. En effet, cette rencontre qui s’est tenue au collège syndical de Bejaia, a vite dégénéré en bagarre entre des dizaines de militants de cette formation politique et la garde rapprochée de Saïd Sadi. Venus de plusieurs communes de la daïra d’Amizour pour demander des explications au patron du RCD quant à la suspension « inexpliquée « des quatre élus de cette daïra, ils trouveront, en face d’eux, une véritable muraille. Pis encore, l’ex-candidat à la Présidence ira jusqu’à verser dans l’insulte après avoir opposé un refus catégorique à leurs doléances et demandes d’explication. Une rencontre qui se transformera en fin de compte en véritable remue-ménage qu’illustre bien la situation catastrophique de ce parti dans son propre fief.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com