Photo : M. Hacène
De notre correspondant à Béjaïa
Kamel Amghar
La consommation de stupéfiants dans les milieux scolaires est un sujet très sensible qui fait couler beaucoup d'encre. Le problème se pose particulièrement dans les villes et les grands centres urbains. Depuis quelques années déjà, journalistes et acteurs sociaux dénoncent les dealers qui écument les alentours des collèges, lycées et autres centres de formation professionnels.
Les énormes saisies de stupéfiants opérées régulièrement par les services de sécurité accentuent l'alerte. Craignant plus que jamais pour la santé et la sécurité de leurs petits, les parents les accompagnent quotidiennement dans leurs allées et venues à l'école. A Béjaïa, tous les élèves de l'école primaire sont ainsi surveillés de très près par leurs parents. Cette tâche du «body garde» s'ajoute, désormais, à l'agenda quotidien de tous les citoyens. Dans les villes (chef-lieu de wilaya, Akbou, Tazmalt, El Kseur, Kherrata ou Sidi Aïch), les enfants sont déposés, chaque matin, au portail de l'établissement. Et, à l'heure de la sortie des classes, ils les attendent au même endroit pour les récupérer. Le phénomène de la violence urbaine et des enlèvements périodique de gamins contraint les parents à cette impérative veille de tous les instants. Dans les petites communes et les villages à faible densité démographique, la surveillance est un peu relâchée.
Les enfants se déplacent généralement en groupe sous l''il vigilant de la petite communauté. Pour les adolescents, fréquentant les cycles moyens et secondaire, les élèves sont jugés assez grands pour veiller, eux-mêmes, sur leurs intérêts. C'est à ce niveau que le tabagisme fait des ravages. Beaucoup de collégiens et de lycéens fument ou consomment ouvertement de la chique.
On parle même de consommation de stupéfiants. Ces toutes dernières années, les familles ont tendance à inclure cette catégorie d'âge à leur système de suivi parentale pour la soustraire aux sirènes du dévoiement. Le développement de la téléphonie mobile contribue tellement dans ce sens. Beaucoup de parents estiment que le système scolaire ne fait pas assez dans la sensibilisation et la prévention de ces fléaux qui guettent toute la jeunesse. Les diverses réformes du système scolaire accordent davantage de libertés aux élèves. Evitant les situations conflictuelles qui leurs sont souvent désavantageuses, les enseignants et les éducateurs se limitent à la présentation de leur cours sans chercher à corriger les mauvais comportements qui relèvent de «la vie privée» de leurs élèves.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K A
Source : www.latribune-online.com