Face au flux massif des personnes en détresse sociale ou des diplômés à la recherche d'un d'emploi momentané, la direction de l'action sociale et de la solidarité (DASS), dépassée par l'ampleur des demandes, a suspendu les inscriptions pour l'octroi des primes d'insertion sociale (PIS) et des diplômés (PID).
La décision n'a rien d'anormal, puisque, assure-t-on, les milliers de demandes déposées depuis des années n'ont pas été satisfaites. «Les postes nous viennent au compte-goutte de l'agence du développement social, dont le siège est à Bejaia», indique-t-on à la DAS. Ces postes concernent ce qui est appelé en langage social dans cette direction les primes d'insertion sociale (PIS) et celle de l'insertion des diplômés (PID). Chaque lundi, que Dieu fait, ce sont des bataillons de chômeurs qui se présentent aux premières heures de la matinée devant le siège de cette direction pour s'inscrire sur la langue liste des prétendants à ces primes.
En dépit de l'annonce de la suspension de ces inscriptions, l'on ne perd pas espoir de se voir octroyer un poste quelque part dans une administration pour bénéficier de la modique somme de 6000 DA pour les sans diplômes et 10 000 DA pour les diplômés universitaires. Les chômeurs non diplômés, âgés de 18 à 65 ans, souvent des femmes de conditions sociales précaires, veuves ou divorcées, et même des hommes, viennent solliciter ces aides en contrepartie d'un contrat de travail d'une année renouvelable. «La priorité va aux mariés, femmes ou hommes, car ils ont à leur charge des enfants à nourrir», précise-t-on à la DAS. En proie au chômage, les diplômés universitaires, âgés de moins de 35 ans, représentent une bonne catégorie sollicitant ces primes. «Ils sont nombreux à venir depuis que la direction de l'emploi ne satisfait plus cette demande», confie-t-on.
Cela dit, l'on indique que sur les 18 000 dossiers déposés depuis la mise en place de ce dispositif d'aide sociale en 2008, seulement 4000 demandeurs en ont bénéficié. Le reste des dossiers attend une hypothétique arrivée de postes de l'agence du développement social de Bejaia. Chaque année, ils ne sont que quelques centaines de dossiers à être pris en charge en l'absence d'un nombre suffisant de postes pour satisfaire ces milliers de demandes. Au siège de la DAS, qui semble ne plus être dans la capacité d'offrir les petits postes d'emploi provisoires ouvrant droit à ces primes, la détresse des couches les plus défavorisées n'est pas un vain mot, elle se manifeste au grand jour face à l'ampleur de leur désastre social.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouikri A
Source : www.elwatan.com