Soltani et Boukhezna appellent à un vote massif
Le week-end politique à Bejaia a été marqué par la visite de deux chefs de parti, venus en soutien à leurs listes respectives dans la wilaya de Bejaia.
Abou Djerra Soltani est venu prêter main forte à sa liste qui semble traîner la patte à quelques jours de la clôture de la campagne électorale officielle. A la Maison de la culture de Bejaia et dans une salle clairsemée, le président a promis de «nettoyer Bejaia des maux sociaux qui la minent par une moralisation de la société». «Fermer les débits de boisson, les discothèques et débarrasser la ville des filles de mœurs légères». Telles étaient les promesses du chef du MSP qui, dans un bref historique, a abordé la révolte de Cheikh Aheddad, le passage d’Ibn Khaldoun et les événements du 8 Mai 45, signifiant par ricochet que «c’est cela les valeurs historiques de Bejaia qui devront être réhabilitées». Abordant la crise nationale, qu’il dit «dépassée et réglée», l’orateur en expliquera les causes par «la monopolisation, l’exclusion par une minorité qui s’impose», soulignant que c’est là l’essentiel des facteurs à l’origine s’une crise sanglante. Citant le monopole sur l’identité amazigh en Kabylie, l’orateur aura eu une réponse à partir de la salle. Un groupe de jeunes étudiants scandaient: «Corriger l’histoire, l’Algérie n’est pas arabe!» Commentant cette réaction, le président du MSP dira que «c’est démocratique de revendiquer tamazight», alors que ces cadres locaux, qui n’ont pas digéré la réaction estudiantine, en sont allés jusqu’à vouloir chasser les frondeurs. Ce qui laissera le leader du MSP écourter son discours sans avoir même abordé la troisième raison de la crise nationale... Boukhezna du MEN a, lui aussi, plaidé pour un vote massif en s’appuyant sur un argumentaire basé sur la réconciliation nationale, la femme et la jeunesse. Autant pour la première, il soutient sa nécessité, autant il qualifie la deuxième de «pilier de la société». Pour la jeunesse, Ali Boukhezna promet monts et merveilles pour l’éloigner des fléaux sociaux qui la guettent à tous les coins de rue. Une demi-heure suffira à l’orateur avant de repartir marquant ainsi son passage à Bejaia.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com