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Le départ de Belkhadem est réclamé DES CADRES DU FLN DE BEJAIA SORTENT DE LEUR RESERVE



Le FLN ne détient qu'une commune à Béjaïa et il a perdu son sénateur. De quoi alimenter la fronde.
La contestation prend de l'ampleur au sein du FLN de Béjaïa. Réunis en assemblée générale, des cadres et militants de la mouhafadha de Béjaïa ont exigé, hier, dans une déclaration rendue publique, le départ de l'actuel secrétaire général du parti, en l'occurrence Abdelaziz Belkhadem et tous les responsables locaux, entendre par là, la mouhafadha et le bureau de la mouhafadha, qu'ils accusent d'avoir mené le parti à la déchéance.
Tout en exprimant leur «immense désarroi» face à «l'explicable et inadmissible échec cuisant et humiliant» lors des dernières élections locales et sénatoriales, présagé, au demeurant lors d'une autre sortie publique à la veille des élections locales, les contestataires fustigent en des termes assez forts l'actuelle responsable locale, devenue à la faveur des élections législatives vice-présidente de l'APN.
En d'autres termes, les contestataires lui font porter toute la responsabilité de «la lente et tragique dégradation du parti». Tout en refusant la «logique infernale» dans laquelle le secrétaire général «a plongé le parti», ils réclament «l'urgence de mettre fin au fâcheux scandale de maintenir à son poste la source de tous les maux du parti FLN transformé en temple du charlatanisme, de la déviation, de la médiocrité et de la corruption». Les contestataires de l'actuelle direction du FLN et ses démembrements de base locaux, refusent de «se laisser impressionner par une espèce de conformisme et d'accepter d'être témoins passifs ou les complices de l'inacceptable». Le Front de libération nationale continue à manger son pain noir.
A l'instar des autres régions du pays, des militants et cadres de la wilaya de Béjaïa ne sont pas restés en marge de la crise qui secoue ce parti depuis plusieurs mois. A la faveur de cette réunion, les cadres et militants contestataires, regroupés sous la houlette d'un directoire, sortent une nouvelle fois de leur réserve, pour porter haut et fort leur volonté de changement. Un changement qui ne saurait y être sans le départ de Belkhadem et autres responsables. Les contestataires de Béjaïa sont particulièrement irrités par le score de leur formation politique lors des derniers scrutins.
En effet, le FLN, qui détenait pas moins de cinq communes dont le chef-lieu et Sidi Aïch, s'est retrouvé avec la seule commune de Béjaïa arrachée, au demeurant, grâce à sa tête de liste. La descente aux enfers ne s'est pas arrêtée là puisque le parti de Belkhadem est arrivé jusqu'à perdre son fauteuil sénatorial.
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