Après leur débrayage organisé il y a deux mois, les paramédicaux de la wilaya de Béjaïa sont revenus à la charge hier, en observant un mouvement de grève de trois jours, à l'appel du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), pour dénoncer «le mutisme» des pouvoirs publics devant leurs revendications et exiger par la même une prise en charge réelle de leurs doléances.
Ces travailleurs réclament, notamment, l'application de leur statut particulier, la revalorisation des salaires et l'octroi de primes.
«Nous avons décidé d'observer ce mouvement de grève parce que le ministère de tutelle n'a pas respecté ses engagements. En effet, suite à notre dernière action de protestation, nous avons signé un protocole d'accord où il a été convenu de régler nos problèmes dans un délai d'un mois. Malheureusement, un mois s'est écoulé et il s'avère que la tutelle n'a pas pris au sérieux les problèmes des paramédicaux. Le statut particulier a été promulgué en 2011, mais à ce jour, il n'a pas été appliqué sur le terrain. Aussi, nous demandons une prime de contagion», a indiqué Messaoudi Rachid, SG du SAP à Béjaïa.
Par ailleurs, ce dernier, qui a précisé que le taux de suivi de cette grève de trois jours a atteint 90% à Béjaïa, avec un service minimum garanti, a menacé de recourir à une grève illimitée, si la tutelle continue de faire la sourdine.
«Nous tenons le ministère de la Santé pour responsable de cette situation. Et s'il n'y a aucune réponse à nos doléances, nous entrerons dans une grève illimitée dès dimanche», a averti ce syndicaliste.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Riad Madi
Source : www.letempsdz.com