Selon Yahiaoui, chargé de la communication à la JSMB, le professionnalisme
revient cher et, à son avis, les clubs ne pourront tenir la route
financièrement qu'en misant sur la formation. «A la JSMB, nous souhaitons aboutir
à la mise sur pied de notre centre de formation ; et ce n'est que lorsque cet
objectif sera concrétisé qu'on pourra dire qu'on avance dans le
professionnalisme», a-t-il expliqué. Notre interlocuteur pense que les clubs
engagés dans l'expérience du professionnalisme ne pourront, à la longue, supporter
la formule actuelle de recrutement de joueurs de renom qui coûte très cher. Invité
à donner un avis sur cette expérience dont c'est la deuxième année, il dira que
le départ est, comme il fallait s'attendre, très laborieux.
Mais en ce qui concerne son club, les choses s'améliorent. «Il reste
beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir évaluer les besoins réels d'un club
professionnel», a estimé Yahiaoui. Il dira néanmoins
que sur le plan financier, et par rapport à beaucoup de clubs, la JSMB se porte bien car elle
est l'objet de toute l'attention des autorités locales et de la wilaya ainsi
que des sept membres de la SPA,
car tout le monde contribue financièrement au fonctionnement de l'équipe.
«Les joueurs sont à jour en matière de salaires et de primes de matches. Et
comme la JSMB
est un club stable, organisé et structuré, nous arrivons tant bien que mal à
gérer la situation. Mais je répète que le professionnalisme demeure toujours un
objectif à atteindre car il suppose la réunion de beaucoup d'autres facteurs
positifs et dynamiques», ajoutera-t-il. Evoquant le parcours de l'équipe durant
cette première moitié du cycle aller, Yahiaoui a jugé
que celui-ci est positif et l'équipe maintient toujours son objectif de départ :
jouer les trois premières places du championnat, en visant particulièrement le
sacre qui est à sa portée.
«Nous avons un effectif de qualité, grâce auquel nous pouvons prétendre à
la réalisation de notre vÅ“u qui est celui de toute la population de Béjaïa», soulignera Yahiaoui.
A son tour, l'entraîneur adjoint, Hamouche Ahcène, dressa un état des lieux. «C'est vrai qu'on aurait
pu faire mieux durant cette première moitié de l'aller, car il y a certains
matchs qu'on aurait pu emporter, à l'instar de celui d'aujourd'hui face à l'ASK, mais le plus important est que l'équipe progresse sur
le plan du jeu. Le titre est à notre portée et même si nous manquons de force
de frappe devant, il reste que nous avons un bon groupe», conclura-t-il.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com