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Journées d'études au campus d'Aboudaou : des exportateurs témoignent des difficultés du terrain Bejaia : les autres articles



Journées d'études au campus d'Aboudaou : des exportateurs témoignent des difficultés du terrain Bejaia : les autres articles
M. Ouadhah, directeur commercial de Général Emballage est revenu, quant à lui, sur les difficultés rencontrées par les exportateurs algériens qui sont amenés à s'établir à l'étranger pour les besoins de leur activité et se heurtent à la réglementation algérienne.Les entreprises algériennes ont besoin de plus de mesures pour l'accès et la promotion du marché de l'export hors hydrocarbures. Tel est le constat rapporté par différents intervenants des Journées d'études sur «Les exportations hors hydrocarbures en Algérie», organisées les 24 et 25 juin, au campus d'Aboudaou, par la faculté des Sciences économiques, commerciales et de gestion de l'université de Béjaïa.
Les petites et moyennes entreprises algériennes et parfois les plus grandes entreprises du pays se heurtent à de malencontreuses difficultés dans l'activité de l'export en Algérie, a rapporté Ali Bey, président de l'Association des exportateurs algériens, ANEXAL, qui a plaidé pour des mesures concrètes qui peuvent booster le secteur, à savoir la mise en place d'un conseil consultatif de la promotion des exportations. L'intervenant a brossé un tableau peu reluisant de la situation des entreprises algériennes qui exportent et demande des mesures d'urgence.
Des représentants d'entreprises qui activent avec succès dans le domaine de l'exportation hors hydrocarbures depuis 2007 ont enrichi, avec des témoignages révélateurs, les journées d'études. L'intervention de Kamel Adiche du groupe Mami Boissons, qui a décroché le trophée de l'Exportateur de l'année 2012, a apporté un témoignage vivant sur des pratiques qui portent gravement atteinte au marché de l'export dans le pays. «Il est sûr qu'il y a beaucoup de lois en Algérie concernant l'export mais la question est de savoir qu'en est-il de leur application sur le terrain'», s'est-il interrogé. Ce chef d'entreprise qui a témoigné sur la dérive bureaucratique en Algérie a dénoncé «certaines pratiques qui obligent des entrepreneurs à tricher».
Containers bloqués pendant des mois, frais de transport remboursés après trois ans «pour manque de fonds dans les caisses», refus de contrôle de marchandises sur les sites, tant d'irrégularités relevés par l'intervenant afin d'apporter la lumière sur la réalité du quotidien de l'exportateur algérien. M. Ouadah, directeur commercial de l'entreprise de transformation du carton ondulé Général Emballage, présente sur le marché des exportations depuis 2008, est revenu, quant à lui, sur les difficultés rencontrées par les exportateurs algériens qui sont amenés à s'établir à l'étranger pour les besoins de leur activité et se heurtent à la réglementation algérienne. «Nous avons des clients qu'il faut approvisionner toute l'année, malheureusement la réglementation monétaire algérienne ne nous permet pas d'installer des plateformes logistiques à l'étranger», a-t-il affirmé.
Ces contraintes ont fait perdre à l'entreprise un contrat important avec l'usine Peugeot en France. «L'entreprise s'appuie beaucoup sur le marché maghrébin et africain qui est approvisionné par route avec les prévisions d'accroître le volume des exportations pour atteindre 25 % du chiffre d'affaire d'ici 2017», a-t-il annoncé.
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