
Le laboratoire de recherche-formation Lailemm de l'université de Béjaïa a organisé, hier, une journée d'étude sur "les langues en milieu socioprofessionnel". Les organisateurs, à leur tête Mme Boualit, la directrice du laboratoire, espèrent à travers cette rencontre établir un dialogue entre deux univers exclusifs l'un de l'autre : l'enseignement universitaire des langues d'un côté et les milieux socioprofessionnels de l'autre. Et en vue de la réussite de l'insertion socioprofessionnelle des diplômés de l'université, qui passe par le décloisonnement des deux univers, les chercheurs de Lailemm ont tenté d'initier "une réflexion sur la place et le rôle des langues dans différents milieux socioprofessionnels". Aussi, parmi les objectifs attendus de cette journée d'étude :1- encourager les cadres universitaires à proposer des offres de formations professionnalisantes en étroite concertation avec les acteurs du monde socioprofessionnel pour favoriser l'accès des étudiants au marché du travail ;
2- faire participer les langues à la conception des pôles de compétitivité en Algérie dont la mise en place n'est encore que balbutiante. Lors de son intervention au début des travaux, la directrice du laboratoire de recherche, Mme Boualit, a expliqué qu'il faut déterminer les besoins en langues des entreprises et engager un partenariat. Car le premier constat qu'elle a établi est sans appel : "Les formations universitaires se font en vase clos. Sans se soucier du marché du travail." Résultat ' "Nous mettons sur le marché des diplômés et c'est à eux de se débrouiller ensuite sans y être préparés".
Autre constat qu'elle a soumis à débat : le fait que l'université ait "du mal à diversifier ses offres de formation", lesquelles n'intéressent pas les recruteurs alors que les langues dans le contexte de la mondialisation sont devenues des atouts, voire des enjeux majeurs. "Les langues sont demandées mais les compétences recherchées sont celles qui sont en rapport avec le terrain", a-t-elle affirmé.
Ce n'est pas par hasard d'ailleurs que c'est précisément le français ou l'anglais de spécialité qui soient affectionnés par les apprenants. Le directeur du centre d'enseignement intensif des langues, Bektache Mourad, a démontré avec chiffres à l'appui qu'après l'anglais et le français, c'est respectivement l'anglais technique, l'anglais des affaires et le français juridique qui enregistrent le plus grand nombre d'inscrits. Mais force est de constater, a reconnu l'un des communicants, que l'enseignement se réduit à la terminologie, mais pas au genre textuel. Occasion pour Mme Boualit de soumettre la question à l'assistance : "Quelles langues devons-nous enseigner '" Le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Soummam, Abdelkader Hocini, a évoqué, pour sa part, le problème rencontré par les opérateurs économiques dans la rédaction des contrats, voire de négociateurs de ces mêmes contrats, notamment avec les partenaires du Sud-Est asiatique.
Beaucoup d'investisseurs ont du mal à mettre en service leurs équipements où la documentation est la plupart du temps rédigée en anglais. "Pour ce faire, il faut d'abord qu'il y ait une volonté politique. Force est de constater qu'elle fait défaut", a déclaré avec regret M. Hocini.
M. O
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je cherche une chombe de adll
bekhat achour - rien - bougie, Algérie
03/10/2013 - 134856
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : OUYOUGOUTE M
Source : www.liberte-algerie.com