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Intoxications alimentaires à Béjaïa : le nombre de victimes en hausse à Seddouk Bejaia : les autres articles



La répartition des cas selon l'origine de l'épidémie montre que les incidents surviennent souvent lors des fêtes familiales et autres cérémonies.Les services de la Santé enregistrent chaque année un nombre de plus en plus important de victimes d'intoxication alimentaire, notamment durant la saison des grandes chaleurs. À l'EPSP de Seddouk, sur 451 cas de maladies à déclaration obligatoire, enregistrés de janvier 2008 au 31 juin 2013, 242 cas sont des intoxications alimentaires. Soit un taux de 53,6%. Les données des années 2008 et 2009 révèlent une nette augmentation du nombre de victimes.
Selon les chiffres du service d'épidémiologie et de médecine préventive (SEMEP), 117 cas d'intoxication alimentaire ont été enregistrés durant l'année 2012, au niveau des structures de santé de l'EPSP (Seddouk), soit presque le double de ce qu'on a recensé en 2008 avec 61 victimes. La répartition des cas selon l'origine de l'épidémie montre que les incidents surviennent souvent lors des fêtes familiales et autres cérémonies. «La manipulation des aliments dans des conditions d'hygiène inadéquates en est souvent la première cause», concluent souvent les différentes enquêtes épidémiologiques menées par le SEMEP.
Au 30 juin 2013, selon les mêmes sources, 24 victimes d'intoxication alimentaires ont été signalées au niveau de la circonscription de Seddouk sur un total de 29 cas de maladies dites à déclaration obligatoire. La consommation de la pâtisserie lors d'une cérémonie de fête en était la cause. «La rupture de la chaîne de froid et l'exposition au soleil des produits alimentaires met en péril la santé et la vie du consommateur», avertit M. Bouchemaa, hygiéniste de Santé publique, en prônant la prise de décisions courageuses et fermes pour éradiquer la vente des produits alimentaires sur la voie publique, sous un soleil de plomb.
«Des denrées alimentaires vulnérables et facilement altérables sont, hélas, étalées sur les trottoirs sans qu'une mesure ne soit prise à l'encontre des contrevenants au mépris des lois qui régissent ce genre d'activités» déplore notre interlocuteur avant de souligner le rôle des associations de défense du consommateur qui doivent être actives sur l'ensemble du territoire national et épaulées par les pouvoirs publics.
«Face à ces risques et la pullulation du commerce informel échappant à tout contrôle, seules la sensibilisation et la prise de conscience du citoyen peuvent à même de réduire les risques», a-t-il ajouté.
Quant à la prise en charge médicale, c'est une véritable saignée pour les budgets des structures de santé et ceux des ménages. Pour une prise en charge d'un malade victime d'une simple toxi-infection alimentaire, Dr. Ait Ali, de l' EPSP de Seddouk, estime le coût à 2000 DA, sans comptabiliser les frais inhérents à l'hospitalisation pour les cas les plus sérieux dont «la durée de séjour moyenne est de trois jours», a-t-elle estimé.
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