
Les hémophiles de la wilaya de Béjaïa se sont donné rendez-vous, avant-hier, à la Maison de jeunes de Sidi-Ayad à Sidi-Aïch. L'objet de la rencontre : rappeler aux responsables en charge du secteur de la santé que les hémophiles ne viennent pas seulement des chefs-lieux de daïra ou de wilaya, mais qu'ils sont éparpillés un peu partout à travers les 52 communes que compte la wilaya de Béjaïa. L'argumentaire mis en avant par les membres de l'association devrait être médité par les pouvoirs publics, a confié l'un des participants à cette rencontre. "On a demandé aux autorités sanitaires de la wilaya de rendre disponible le médicament notamment auprès des hémophiles habitant les villages et communes éloignées."Car le déplacement de ces derniers peut être problématique s'ils devaient arriver en retard dans les établissements hospitaliers. Conséquences : "L'hémophile va consommer davantage de médicaments et il risque de devenir handicapé à 100%", a expliqué un membre de l'association, qui s'exprimait sur les ondes de la radio locale. C'est donc la facture des médicaments qui risque d'augmenter significativement, dans le pire des cas, c'est la Sécurité sociale qui devra prendre en charge des handicapés alors que les hémophiles arrivent à vivre sans grand problème avec leur maladie pour peu que le médicament soit disponible notamment dans les unités de soins les plus reculées.
Pour rappel, le président de l'association Union des hémophiles de Béjaïa, M. Idir, avait adressé, en juillet dernier, une requête au wali de Béjaïa pour la prise en charge des adhérents de son association. Il y avait expliqué dans sa missive que bien qu'une circulaire ministérielle fasse obligation aux directeurs des hôpitaux de prodiguer des soins à domicile au profit des hémophiles, certains passeraient outre cette obligation. Ce n'est plus l'hôpital qui doit se rapprocher des patients conformément à la circulaire ministérielle, mais c'est aux malades de se débrouiller pour s'y rendre.
Certains directeurs d'hôpitaux de la wilaya de Béjaïa refuseraient des traitements à domicile aux hémophiles de la wilaya comme cela se fait dans les autres wilayas du pays, et ce, depuis plusieurs années déjà, a-t-on indiqué dans la missive. C'est donc aux patients hémophiles ainsi qu'à leur famille de supporter des surcoûts, générés par les fréquents déplacements vers les hôpitaux, surtout pour les plus indigents d'entre eux. Il faut savoir, avait expliqué M. Idir, que lorsque survient une hémorragie, cela se traduit pour le patient par de la douleur, du stress, une consultation en urgence, un arrêt de toute activité, qui peut durer parfois plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Moussa Ouyougoute
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nationale
Source : www.liberte-algerie.com