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Graves dépassements au stade de l'Unité-Maghrébine de Béjaïa



Graves dépassements au stade de l'Unité-Maghrébine de Béjaïa
La violence court toujours derrière le football. Elle est le virus qui détruit et viole toute la frontière. Elle s'amuse, provoque, et dans bien des cas, elle défit toutes les dispositions réglementaires. Samedi passé, Gouraya s'en souviendra. La rencontre qui avait opposé la JSMB à la JSK invite les supporters, observateurs et gestionnaires à comprendre ce qui s'est réellement passé.La violence court toujours derrière le football. Elle est le virus qui détruit et viole toute la frontière. Elle s'amuse, provoque, et dans bien des cas, elle défit toutes les dispositions réglementaires. Samedi passé, Gouraya s'en souviendra. La rencontre qui avait opposé la JSMB à la JSK invite les supporters, observateurs et gestionnaires à comprendre ce qui s'est réellement passé. La seconde mi-temps, plus précisément les dix dernières minutes, la pluie naturelle s'est collée à une pluie de projectiles sur le gardien de la JS Kabylie Asselah. Pourquoi ces projectiles ' Pourquoi avoir cherché à déstabiliser la rencontre et à lui donner un autre cachet ' La violence continue de menacer les joueurs et arbitres. Samedi, sept cartons jaunes ont été distribués, et un carton rouge et un penalty refusé à la JSK à la dernière seconde de la rencontre alors que la JSMB menait (2-1). Le directeur de jeu face aux projectiles, s'impatientait de voir la fin de la partie pour échapper à tous ceux qui s'étaient préparés à renverser la rencontre. Envahissement de terrain à la 82', le gardien des Canaris Asselah perd le contrôle et répond aux menaces des joueurs de Béjaïa, qui étaient juste derrière sa cage, chose qui est pourtant interdite par la réglementation car les joueurs qui s'échauffent doivent le faire derrière les buts de leur gardien et non derrière celui de l'équipe adverse. Les officiels de la rencontre avaient-ils l'?il ailleurs ' Ce soir là, tout était permis comme par enchantement. Comment ces supporters, voyous, ont-ils pu s'armer de cailloux ' «D'après ce que j'ai entendu, il semblerait qu'on a plutôt pratiqué des fouilles assez rapides qui ne permettaient pas de trouver tout ce qu'on pouvait penser trouver sur les personnes. Il faut penser aussi qu'il y a eu des flux de spectateurs, et que les fouilles n'étaient donc pas faciles à faire, parce qu'il fallait aller vite», faisait remarquer un sociologue étranger dans une interview à un média. Est-ce le cas samedi à Béjaïa ' On va replacer les événements de samedi dans un contexte un peu plus général. Le contexte est celui d'une rencontre entre deux clubs de football professionnels. Ces clubs sont, depuis des années, accompagnés par leurs supporteurs qui sont en compétition les uns avec les autres, mais souvent avec des répercussions sur les acteurs du terrain. Les supporters de la JSMB auraient pu éviter ce cinéma et sauver l'image de leur club. La violence a donc encore frappé fort et réaffirmé sa force, cette sale force qui n'épargne personne et qui apparaît dans chaque angle de stade lors d'une rencontre professionnelle. Qui arrêtera ce phénomène ' A quand le sport s'imposera-t-il à son tour et décidera de fermer les portes des stades à des énergumènes qui n'ont comme plaisir que de dérégler une partie de football. Dommage. Mille fois dommage pour ceux qui continuent à l'alimenter ou à la provoquer. Tant pis pour eux, parce que le football finira bien un jour à remporter sa belle victoire pour laquelle il joue.


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