Bejaia

FLN DE BEJAïA Les contestataires exigent le départ de Belkhadem



La dissidence ne cesse de s'élargir dans les rangs du FLN à Béjaïa, ont assuré les cadres et anciens élus du parti. Ces derniers, qui se sont fait entendre en novembre dernier par des déclarations au vitriol à l'encontre de l'actuelle direction de la mouhafadha de Béjaïa, sont revenus cette semaine à la charge. En effet, à l'issue d'une réunion, tenue le 19 janvier, ils ont réitéré leur appel pour le départ de l'actuel secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem. Constitués en directoire, les frondeurs, qui comptent dans leur rang d'anciens députés, un ancien sénateur et d'anciens élus locaux (on ignore si des élus en poste y figurent), pointent du doigt le premier responsable du parti, accusé d'être à l'origine de son blocage. Dans leur missive, les frondeurs se disent être dans 'le désarroi" suite à l'échec du parti lors des dernières élections locales et sénatoriales.
Un échec, qu'ils imputent au choix opéré par la mouhafadha avec la bénédiction du SG ; un résultat, qu'ils affirment avoir 'pronostiqué", en témoigne une déclaration, rendue publique le 1er novembre dernier, par le même directoire. Selon eux, le salut du parti, qui se trouve dans une situation préoccupante, se trouve dans l'urgence du départ du secrétaire général, lequel est accusé d'être la 'source de tous les maux" dont souffre le FLN, transformé, a-t-on dénoncé, en 'temple de déviations, de la médiocrité et de la corruption". Les animateurs du mouvement ont, par ailleurs, décrié le maintien à son poste de la mouhafadha de Béjaïa, imposée, selon eux, par Abdelaziz Belkhadem, même si elle a 'réussi à faire l'unanimité contre elle", on l'accuse d'être à l'origine des échecs répétés du FLN alors que les élections étaient à sa portée, notamment devant le recul significatif des partis traditionnels, à l'image du FFS et du RCD. Les rédacteurs de la déclaration clôturent leur texte en affirmant que 'l'image altérée du parti, (les) interpelle pour réclamer l'éviction de la mouhafadha et du bureau de la mouhafadha fantôme", est-il écrit dans la déclaration.
M. Ouyougoute/H. Kabir
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