
Lorsqu'il ne reste plus aucune voie à explorer avec des adultes insouciants, il s'agit de la contourner et faire avec l'enfance. C'est tout l'objectif que se fixe «Essalama El Mourouria» pour mener sa noble mission de prévention, éducation et institution d'une culture de la sécurité routière. Pour ce faire, elle multiplie sa présence dans les sections communales et, partout où l'enfant y est.Les concernés par la gestion de ces fléaux ne cessent de dresser des bilans aussi lourds que macabres, de tirer la sonnette d'alarme, de multiplier des dispositifs, s'activant de jour comme de nuit, en sensibilisation non stops. Des efforts qui contribuent probablement à atténuer le fléau, mais jamais l'éradiquer. Zéro accident, reste du domaine du rêve, plutôt que d'un objectif fort souhaité, mais bien des plus difficile pour ne pas dire impossible à atteindre. Lorsque les adultes se laissent aller vers leurs périls et n'écoutent point, il s'agit dès lors d'investir l'enfance pour y graver assurément cette culture de la sécurité routière sur de façon durable. C'est tout ce rêve fabuleux qu'essaye pour autant de rendre possible l'association Essalama El Mourouria de Béjaia. Une structure qui a fait de cette question épineuse son cheval de bataille, s'affairant à développer des stratégies en occupant le terrain, suscitant des mouvements relais en chaque commune. Les résultats sont probants à plus d'un titre, ils le seraient davantage si le souhait d'en faire une matière à l'école, maintes fois suggérée, devienne une réalité. Ce bureau de wilaya de l'association nationale de la sécurité routière de Béjaia, à sa tête Me Dalila Bouktite qui préside également aux destinées de la Ligue des sports mécanique, initiatrice du rallye féminin «les roses la Soummam» démuni de tous moyens, et n'active que par la volonté de ses membres. La mission première reste la prévention de la sécurité routière, en filigrane assurer l'éducation de l'enfance et la jeunesse de la région profonde, pour que la sûreté et ses attributs prennent naissances dès le jeune âge et soient des gestes sûrs de demain. En faire une pédagogie d'école et, une matière d'enseignement nous dira t-on. C'est s'attaquer aux causes, qu'aux effets d'une telle calamité, qui a pour responsable central : l'ignorance du code et des règle de la conduite. C'est souvent le piétinement de cette règle qui est à l'origine d'un accident mortel. Un code aussi nécessaire qu'une loi scout, qu'il faut apprendre dès l'enfance et de la jeunesse, qui sont les conducteurs de demain. Après avoir fait incursion en CFPA, maison de jeunes, écoles, collèges, lycées... Ce n'est pas moins d'une quinzaine de sections de ce mouvement qui ont été ouvertes par la dame de fer, en attendant de couvrir le reste de la wilaya. Une journée de sensibilisation est prévue pour le 17 octobre prochain, à El Kseur, Sidi Aïch, et une conférence débat est également au programme du collège de Tala Hamza. Avec 15 sections, c'est le quart du chemin qui est parcouru, dira Me Bouktite, le terrain est occupé, la voie est toute tracée pour atteindre les 52 communes de la wilaya. Une route encore longue et, une initiative des plus louable qui, en plus de la volonté mérite intérêt et soutien des pouvoirs en place. Est-il convenant de continuer indéfiniment à déclarer toutes les routes meurtrières, alors qu'il s'agit que de s'imprégner d'une culture de la sécurité routière. Vaincre ce fléau moribond. Toute la nouvelle approche à inculquer profondément dans des esprits autant vierges que la blancheur et de le dire avec toute l'innocence de ces enfants, pour que cette fatalité cesse et que les destinées et les destinations à venir soient meilleures.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B M O
Source : www.lnr-dz.com