La gestion de la pollution en milieu marin semble être prise très au sérieux par les pouvoirs publics. Celle-ci s'est traduite par la mise en 'uvre d'un dispositif dénommée Telbahr. Son objectif : suivre et préparer les opérations de lutte sur différents aspects, technique, humain et matériel. Il faut dire que le transport maritime est devenu un enjeu de premier plan dans le développement économique. Plus de 90% des échanges se font par voie maritime, et quelque 30% de ces échanges ont lieu en Méditerranée.
Comment cette menace est gérée localement ' La wilaya de Béjaïa a quelque 100 kilomètres de côtes, un port pétrolier et en prime un port de marchandises des plus dynamiques. L'EPB a marqué l'année 2012 -bilan arrêté au 31 octobre- par un nouveau record de croissance, en traitant en 10 mois d'activité 16,066 millions de tonnes de marchandises, contre 10,781 à la même période en 2011, soit une évolution de 49,01%. Un record favorisé, avait indiqué un communiqué de l'EPB, autant par l'augmentation du trafic marchandises générales, qui est passé de 3,5 à 8,2 millions de tonnes, que par celui des hydrocarbures, qui s'est établi à 7,8 millions de tonnes contre 3,1 à la même période une année auparavant.
D'où un risque potentiel de pollution marine par les hydrocarbures. Forcément, la menace n'est pas du tout à écarter, d'où les contrôles en aval et en amont. Interrogé sur le sujet, le P-DG de l'Entreprise portuaire de Béjaïa, M. Djelloul Achour, a souligné que le travail en question relève de la puissance publique, à savoir les gardes-côtes qui sont dotés des moyens appropriés dans le cadre du dispositif de surveillance maritime. Mais pour ce qui relève proprement de l'activité portuaire, c'est à la capitainerie qu'échoit cette tâche, à savoir procéder aux vérifications nécessaires avec les autres services concernés (gardes-côtes, Douanes,...). Les contrôleurs inspectent les navires en rade en montant à bord et en vérifiant les documents nécessaires (certificats, autorisations,...) ; vérifier, a poursuivi notre interlocuteur, 'si le navire est autorisé à rejoindre Béjaïa ; si oui, dans quel cadre." Idem pour des actions en amont : 'Assurances ; lieu de rejet des déchets ; voir si des violations à la réglementation n'ont pas été commises, etc." La raison ' Les autorités portuaires ne peuvent ignorer les trafics illicites qui sont réalisés chaque année ; on a évalué dans le monde (chiffres de 2007) à 1 600 les déballastages d'hydrocarbures, huile, etc. de plus de 10 tonnes chacun. En cause : les eaux de ballast des navires. Le rejet de ces eaux est censé être règlementé, le capitaine devant tenir à jour un registre des eaux de ballast. Toutefois, les systèmes proposés ne sont pas efficaces à 100% (échange de l'eau en haute mer par grande profondeur et de jour uniquement).
Pourtant la même enquête avait révélé, en outre, que 750 millions de tonnes de macro-déchets avaient été rejetés en mer. Ce qui ne manquera pas de donner du fil à retordre aux gardes-côtes algériens en charge de la surveillance d'une côte locale de 101 km plus précisément. Mais si la permanence de la surveillance peut être plus ou moins assurée, celle du suivi des flux de marchandises et de la détection des flux de produits illicites ne l'est pas pour autant.
M. O
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : OUYOUGOUTE M
Source : www.liberte-algerie.com