Bejaia - A la une

Encore des coupures de routes



Hier encore et pour la énième fois, la RN 12 a été fermée à la circulation au niveau de la localité de Oued Ghir par les comités de pas moins de six villages de cette localité et ce, pour diverses revendications, dont l'alimentation en gaz naturel, la réhabilitation des réseaux routiers communaux et autres.Des milliers d'automobilistes se sont retrouvés coincés dans l'engrenage de cette mobilisation citoyenne que la majorité de la population n'a pas encouragée par sa forme «musclée». Le détour par la RN 75 via Oued Amizour pour se rendre à la capitale ou ailleurs s'est transformé en un véritable cauchemar pour les usagers de cet axe qui se sont retrouvés pour leur part embourbés dans une circulation quasi-saturée. Le premier responsable de la wilaya Ahmed Maabed a décidé, selon nos informations, de se résoudre au dialogue avec toutes les contrées et populations touchées par ces épisodiques fermetures de routes qui pénalisent non seulement le simple citoyen mais aussi causent d'innombrables dommages, ne citant que cette femme enceinte de la vallée de la Soummam, évacuée d'urgence vers l'hôpital de Béjaïa pour une césarienne et qui a trouvé la mort dans les bouchons mêmes de ces infernales protestations.
Et la RN 24 dans tous ses états
Les usagers de la RN 24, menant du chef-lieu de Béjaïa à Azeffoun, est dans un état catastrophique. Des affaissements de la chaussée sont visibles sur pratiquement tout le long de cette féerique et mythique route nationale, qui sépare la forêt et la grande bleue. Ajoutez à cela, les montagnes de poubelles ménagères longées aux abords. Difficile de croire qu'en 2019, la majorité des réseaux routiers de la wilaya de Béjaia sont à l'abandon ; pire encore, ils se dégradent davantage et l'incivisme de certains individus enfonce encore le clou. La déforestation et les constructions illicites sur la côte-ouest sont les principales causes de cette situation. De nombreuses associations locales appellent les autorités à mettre le holà sur le phénomène mais vainement.
Yanis Adjlia, jeunesse et symbole local des luttes
Il ne se passe pas une seule action de protestation de droit ou d'humanitaire sans qu'il soit dans le premier rang des manifestants. Yanis Adjlia, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est une figure emblématique de la jeunesse de la ville de Béjaïa qui présente tous les ingrédients à la fois d'une frange volontaire et d'une couche défavorisée par le quotidien. Yanis ou le «Che» comme aiment à le surnommer certains, est issu d'une famille très modeste et natif du chef-lieu, d'un niveau intellectuel favorable à porter l'emblème de toute une jeunesse en proie à une situation chaotique. Son franc parler et son engagement dans la lutte contre les injustices et la discrimination laissent parfois perplexe plus d'un, notamment les responsables locaux qui craignent à chaque occasion son intrusion dans les débats ou dans les manifestations.
Kamel Gaci
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)