Les insuffisances criées çà et là au cours de la rentrée scolaire n'ont pas longtemps laissé sans réaction la fédération des associations des parents d'élèves de la wilaya de Béjaïa.
Elle a battu le rappel de ses troupes et provoqué une cession extraordinaire à laquelle, en plus des présidents des associations, ont pris part les représentants de régions. Dans une déclaration rendue publique, sont énumérés «les cris de détresse» émis par les participants. En premier, est relevé le «déficit flagrant» en personnel enseignant et d'encadrement. Ils citent en particulier les lycées du 20 août 56, celui de Bordj Mira, le technicum de Béjaïa, le lycée d'Adekar' Ils dénoncent la surcharge «néfaste» des classes et apprécient autant peu les solutions mises en branle pour y pallier. Ils constatent un retard dans l'ouverture d'annexes et une perturbation de la scolarité des élèves suite au lancement tardif, effectué en début de la rentrée, de travaux d'aménagement de salles de cours supplémentaires. À cela s'ajoute le retard dans la mise en place de la demi-pension et de cantines scolaires, attribué au manque de personnel inhérent.
Sur le plan fonctionnel, sont encore une fois rejetés la double vacation dans le primaire et le recours aux classes roulantes dans les deux autres paliers. On s'insurge en outre contre le retard accusé dans la réintégration des élèves ayant échoué au BAC et au BEM. La fédération trouve contradictoire le discours de généralisation du préscolaire avec la réalité des disponibilités. S'attaquant à l'épineux problème du mouvement des personnels, la fédération estime que tel qu'effectué, c'est-à-dire juste à la rentrée, il déstabilise les établissements, surtout lorsque s'agissant de personnel confirmé.
Sonnant l'alerte sur la reconfiguration qui en découle, un déficit «inacceptable» entre les zones rurales et les centres urbains. Et préconisant dés lors pour re-médiation, le recours au recrutement par daïra. Le long listing des préoccupations termine sur le volet social. Les parents d'élèves de la wilaya de Béjaïa s'élèvent contre le gel «depuis quatre ans» de l'activité de la commission de solidarité scolaire, ce qui bloque selon eux toute action en faveur des élèves nécessiteux, alors que le fond créé à cet effet existe, se demandant «où vont les cotisations prélevées».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Oussada
Source : www.elwatan.com