Karim Younès dément sa participation aux législatives
L’ancien président de l’APN, Karim Younès, a démenti officiellement toute candidature aux élections législatives prochaines.
Sollicité, hier, à propos de certains articles de presse le donnant comme candidat potentiel dans sa région de Bejaia, l’intéressé a catégoriquement démenti ces affirmations en laissant entendre que certaines rumeurs ont peut-être induit en erreur certains journalistes qui se sont précipités pour publier ces informations le donnant candidat dans sa région natale, sans en référer à la source.
L’ancien numéro 1 de l’APN a, toutefois, reconnu que la base militante du FLN, à Alger et à Bejaia, a beaucoup insisté pour le voir défendre les couleurs du parti, mais sans grand succès. De son côté, le membre du comité exécutif, Abdelkrim Abada, a lui aussi apporté un démenti formel à propos de sa mise à l’écart de ce comité, ainsi que d’une réduction de ses prérogatives, comme il a été indiqué à travers certains titres. «Je suis toujours à mon poste et je garde les mêmes fonctions qu’auparavant», a-t-il répondu à notre question.
Selon ce membre du comité exécutif du FLN, l’opération finale qui statuera définitivement sur les listes des candidats qui porteront l’étendard du parti, «aura lieu le 28 du mois», c’est-à-dire trois jours avant le délai imparti. Le SG du FLN, Abdelaziz Belkhadem, tiendra le lendemain une conférence de presse pour expliquer, selon ce membre, les raisons du choix porté sur certains candidats.
Il faut dire ici que ce dernier n’est pas encore à l’abri d’une mauvaise surprise puisque plusieurs «poids lourds» ont laissé entendre qu’ils seront partants pour porter les couleurs de leur parti et principalement dans la capitale où la lutte, déjà lancée, sera rude. C’est bien le cas du parti au pouvoir, le FLN, qui connaît une affluence record de candidats à la candidature avec 4.500 dossiers déposés. Pratiquement, tous les ministres actuellement en fonction, en passant par des anciens du parti, ont présenté leur candidature et font quotidiennement le pied de grue au siège du parti pour tenter de convaincre le SG, Abdelaziz Belkhadem, de les placer en tête de liste dans leurs régions respectives, à l’image du numéro 1 de l’Assemblée nationale, Amar Saïdani, qui postule pour une seconde présidence, Ould Abbès à Aïn Témouchent, Amar Tou à Sidi Bel-Abbès, Belayat à Sétif…. De même qu’a Djelfa où deux candidats, au parcours diamétralement opposé, occupent le devant la scène locale. Le premier, le demi-frère du colonel Bencherif, est confronté à un jeune élu qui a, dit-on, toutes les faveurs de Belkhadem et aussi celle de la base du parti qui le préfère à l’autre prétendant, desservi par son âge très avancé. Le parti de Saïd Sadi, le RCD, qui traverse actuellement une forte zone de turbulence, compterait placer en tête de liste à Bejaia un indépendant, Tarek Mira, l’ancien président de l’APC d’El Kseur, au détriment du numéro 2 du parti, Fardjallah, longtemps considéré comme le dauphin idéal de Saïd Sadi. Le numéro 2 du parti et inamovible patron du parti à Bejaia paie ainsi aujourd’hui ses mauvais scores durant ces dernières élections (législatives et communales) où il s’est fait battre à chaque fois par son rival de toujours, le FFS. Aujourd’hui que ce parti a décidé de boycotter les législatives, la formation politique de Saïd Sadi parie désormais sur un homme qui a su se faire un nom au plus fort moment du terrorisme. Il était, en effet, à la tête des patriotes de la région qui ont combattu les groupes armés islamistes dès leur apparition dans cette localité. Le leader du RCD, Saïd Sadi, qui fonde beaucoup d’espoir sur cette élection, afin de rebondir sur la scène politique, a changé de tactique électorale en sacrifiant sur l’autel de ses ambitions un dauphin qui était tout désigné pour lui succéder un jour à la tête du parti. Au RND, le choix de celui qui va emmener la liste de cette formation à Alger et à en découdre avec son terrible adversaire le FLN, n’est pas encore tranché, puisque le SG du RND, Ahmed Ouyahia, hésite encore à opter pour l’ancien vice-président du Sénat, Seddik Chiheb, ou pour l’ancien ministre des Finances, Abdelkrim Harchaoui, qui aurait refusé de prendre la tête de liste à Sétif, sa région natale. Au MSP, si Ghoul, le ministre des Travaux publics, et le vice-président du parti, Mokri, sont quasiment certains de faire l’impasse sur cette élection, d’autres élus de la nation ou membres influents du temps de feu Nahnah, ne désespèrent pas eux aussi de briguer un troisième mandat consécutif, si bien que l’actuel leader de cette formation, Aboudjerra Soltani, fut obligé de monter au créneau pour dénoncer cette «soif» des anciens de se manifester chaque fois qu’une élection se présente. Il avait estimé cette pratique antidémocratique avant de faire marche arrière et renoncer à prendre les mesures qui s’imposaient. Si certains responsables de partis ont su jouer sur un dosage parfait entre anciens ténors et «jeunes loups», la reculade du président du MSP révèle que son appareil politique a du mal à se renouveler et à proposer d’autres visages aux électeurs algériens, avides de découvrir de nouvelles têtes.
Said Farhi
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com