
Des centaines d'enfants ont pris part, samedi après-midi, au premier carnaval des couleurs et déguisements de Béjaïa, dont l'organisation a imprimé non seulement des couleurs, mais animé la ville de façon inattendue. Sur échasse ou à pied, costumés ou en tenue de ville, maquillés ou le visage sobre, ils ont paradé, seuls ou avec leurs parents, deux heures durant à travers les grandes artères de la ville, sous un soleil de plomb, mais ostensiblement bruyants et joyeux avant d'atterrir au bout de cinq kilomètres de parcours sur l'Esplanade de la Maison de la culture à Amriou, déjà pleine à craquer, remplie par des familles entières, visiblement peu portées sur la marche à pied.Le cortège s'était ébranlé, à hauteur de la place mythique du 1er Novembre, ex:place Gueydon puis s'est déroulé à travers le boulevard colonel Amirouche et l'avenue de la Liberté, où une halte a été marquée devant la statue du chroniqueur Saïd Mekbel et où attendait trépidante une immense cohue de personnes à mobilité réduite et leurs accompagnateurs.L'occasion de la jonction, a donné à la procession un surcroît d'animation et de chants, poussée, il est vrai, par une fanfare des plus toniques. Organisé sur une partie de la voie, le défilé a dû figer la circulation automobile sur l'autre partie de l'artère où la plupart des conducteurs se sont associés à la fête en donnant des coups de klaxons, en descendant de leur véhicule pour applaudir, ou parfois, en participant par quelques pas symboliquement à la marche.Sur l'esplanade de la Maison de la culture, les organisateurs ont préparé les choses en grand, en animant une série d'activités ludiques, mêlant le chant, les ateliers de bricolage, du théâtre et des jeux de couleurs. De quoi faire plaisir à toutes les catégories d'enfants, et baisser le rideau de la farniente estivale pour permettre à chacun d'entamer sa rentrée scolaire dans la bonhomie.Visiblement, l'objectif d'imprimer un sourire sur les lèvres de chaque enfant et surtout les enfants malades ou hospitalisés a été atteint. Et d'aucuns rêvent déjà de la prochaine édition.Organisé par un collectif d'associations socio-culturelles et médicales, l'événement est conçu pour devenir une tradition.«Pour peu qu'il y ait plus d'aide», dira Agnana Thilleli, présidente de «Beta thalassémique», soulignant que l'effort logistique a été soutenu essentiellement par les moyens de 15 associations.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com