Bejaia - Revue de Presse

Crise à l’APC de Bejaia



Les indépendants se retirent «définitivement» Après deux reports successifs, pour absence de quorum, la session ordinaire de l’APC de Bejaia s’est réunie finalement, avant-hier, sans pour autant échapper à la règle. Les travaux présidés par le P/APC, Abdelhafid Bouaoudia, ont été houleux, faisant craindre par moments le pire et se sont soldés par le retrait définitif des quatre élus de la liste indépendante «Tafat» de M. Aït Mokhtar et le retrait de l’opposition. Les élus de «Tafat» avancent comme raison nécessaire et suffisante à leur retrait «l’absence de tout débat démocratique au sein de l’assemblée». Ils s’élèvent par-là même contre «le pouvoir personnel du P/APC qui ne tient aucunement compte de l’avis de ceux-là même qui l’ont amené au perchoir». Comme preuve du mépris affiché ouvertement par M. A. Bouaoudia, ils avancent «ses absences devenues anecdotiques». L’opposition a informé, dans une déclaration, «sur la situation dangereuse qui prévaut au niveau de la commune». «Au lieu d’apaiser les tensions qu’il a lui même créées, le président de l’APC, pour une fois présent, a franchi un cap extrêmement dangereux avec des propos haineux et indignes à l’adresse de tous les élus qu’il n’a pas hésité à défier en clamant : ‘Je n’ai besoin ni d’élus, ni d’exécutif, ni d’assemblée’», lit-on dans le document de l’opposition. Des blasphèmes outrageants, des dérisions méprisantes, des propos décousus, la manipulation dangereuse du public qu’il a mobilisé pour la circonstance et qu’il a autorisé à prendre la parole au déni même du Code communal qu’il déclare ne pas reconnaître. Autant de griefs portés à l’endroit du maire et qui ont poussé les élus signataires à quitter la salle des délibérations, transformée en véritable carnaval. L’opposition dénonce également «le silence douteux et la complicité malsaine des élus du FFS et RCD.» Les escarmouches ont été nombreuses, portant sur des questions de procédure, des points de règlements et sur l’ensemble des griefs retenus contre le P/APC, objet, par ailleurs, d’une dissidence ouverte de 11 élus sur 23. Les débats violents parfois, n’ont la plupart du temps, selon qu’il s’agisse de dissidents ou des partisans du statu quo, jamais dépassé le stade de la correction. Certes, le P/APC a une façon peu orthodoxe de mener les débats, une compréhension toute personnelle de l’exercice de ses fonctions, le tout facilité et balisé par des alliés critiques surtout sur la forme mais juste ce qu’il faut, sans pour autant aller à une remise en cause fondamentale des décisions prises sans leur aval. La politique de la chaise vide, pratiquée par l’ensemble des dissidents, en minorité, n’a pas perturbé la poursuite des travaux. C’est ainsi que le principal point inscrit à l’ordre du jour, la situation des commerçants de l’ex-place Ifri, a été examinée. Une décision -c’est le mot- prise par le P/APC, visant à transférer, dans un premier temps, ces commerçants vers la gare de chemins de fer en attendant les trois mois nécessaires à l’aménagement en PVC de la place Ifri, a été adoptée à l’unanimité, après quelques protestations pour la forme.
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