Belkhadem à Béjaïa
Sur invitation des responsables de la Zaouïa Sidi Yahia El Aïdli, le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, était ce jeudi à Béjaïa pour une visite de travail et de courtoisie...
Accompagné du ministre des Affaires religieuses et d’une forte délégation de personnalités religieuses, le chef du gouvernement et secrétaire général du Front de libération national était plus précisément à Tamokra où il a eu à assister à la cérémonie commémorative du 50ème anniversaire du bombardement et l’incendie de la Zaouïa de Sidi Yahia El Aïdli. C’est là un hommage et une reconnaissance officielle de l’Etat algérien à une confrérie de Kabylie, la Zaouïa de Tamokra étant considérée par ailleurs comme l’une des plus anciennes du pays. Fondée en 1440 par Cheïkh Yahia El Aïdli, un jurisconsulte de l’époque aux Aarchs des Ath Abbas, cette Zaouïa est devenue un véritable institut qui accueillait des étudiants des quatre coins du pays mais aussi de toute l’Afrique du Nord. Aujourd’hui encore, on vient de partout pour ce patrimoine historique. Attendue par les autorités locales, civiles et militaires, la délégation gouvernementale a eu droit à un accueil chaleureux. L’allocution de bienvenue faite par le doyen de la Zaouïa, le Premier ministre et son ministre des Affaires religieuses ont évoqué tour à tour le rôle joué par les zaouïas du pays en général et celle de Tamokra en particulier dans la libération du pays et la préservation de l’identité nationale. A ce titre, un vibrant hommage a été rendu aux quatorze martyrs tombés lors du bombardement intensif de 1956 qui, pour rappel, avait rasé aussi bien le village de Tamokra que la Zaouïa. La délégation gouvernementale s’est ensuite recueillie dignement sur le tombeau de Sidi Yahia mais non sans avoir visité l’antique mosquée et l’ancien site de la Zaouïa, où on a fait part au ministre du projet de construction d’un institut d’enseignement coranique d’une capacité de 205 places à réaliser non loin de la Zaouïa. Après un déjeuner offert en son honneur et celui de tous les visiteurs, le chef du gouvernement quittait Tamokra pour Guendouza, localité d’Akbou, où la délégation a eu à s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de réalisation de l’institut islamique. La visite de Belkhadem prouve les efforts de l’Etat pour réhabiliter la Kabylie qui était longtemps mise à l’écart du fait des événements multiples qui l’ont secouée. Elle est à présent convoitée par les politiques qui, outre l’intérêt proprement partisan, veulent mettre cette région sur le rail du développement. Après avoir pris l’engagement de concrétiser la plate-forme d’El Kseur et de poursuivre le dialogue avec les représentant du mouvement citoyen, le chef du gouvernement opère pour ainsi dire une descente sur le terrain comme pour dire que cette région ne pourra pas exister dans l’Algérie et vice-versa. Cette courte visite de courtoisie du chef du gouvernement vaudra tout son pesant d’or si elle est suivie par d’autres hautement plus profitables sur le plan politique et économique. L’attente est en tout cas plus que présente en cette région de Kabylie, où l’on a plus besoin d’une relance économique véritable.
Ali Karimou
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com