Les parents d'élèves de l'école primaire Chemini 1, la plus vieille école de la région, sont montés au créneau dès l'entame de la rentrée scolaire, en retenant chez eux leurs enfants tant que leurs réclamations ne sont pas prises en compte.
L'examen de passage au collège de la dernière année scolaire s'est soldé par un taux de réussite des plus faibles de la wilaya (19,04 %). Pour les parents d'élèves, la «mauvaise gestion» de l'établissement incombe au directeur de l'école. Les griefs ne visent pas seulement le directeur, «car l'enseignant responsable de la classe de cinquième année endosse l'entière responsabilité de cet échec», accuse un parent d'élève. Une réunion d'urgence est organisée lundi dernier dans l'enceinte de l'école et a regroupé les parents d'élèves, le directeur de l'établissement, le premier magistrat de la commune, un inspecteur de l'éducation et le secrétaire général de la daïra. Les représentants de l'association des parents d'élèves (APE) tiennent mordicus au départ du directeur et de l'enseignant en question. «Il vaut mieux que notre progéniture perde quelques semaines que toute une année», avoue le président de l'APE.
La discussion était houleuse entre les parents d'élèves et le directeur de l'école qui a tenté de donner tant bien que mal les raisons de ces couacs. Il a mis en avant la longue expérience de l'enseignant mis en cause, et soutenu que les mauvais résultats de l'année écoulée ne reflètent pas un cas d'incompétence. Des arguments loin de convaincre les parents d'élèves. «L'école est tombée en déconfiture en raison
du laisser-aller du directeur, au point où des jeunes s'invitent à picoler à l'intérieur même de l'établissement», regrette un représentant de l'association. En sus, l'installation électrique défaillante présente un danger pour les élèves qui risquent d'être électrocutés en raison des fils électriques apparents.
L'inspecteur de l'éducation a pris note de toutes ces remarques ainsi que des revendications de l'association. Un ultimatum a été fixé, jusqu'à la fin du premier trimestre, par l'APE à la direction de l'éducation, sous la menace de reprendre la grève.
«Il est regrettable que la plus vieille école de Chemini (érigée en 1889) soit le maillon faible, et que les autorités locales restent indifférentes au sort réservé à nos enfants», regrette un membre de l'APE.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bachir Djaider
Source : www.elwatan.com