Hommage aux victimes du terrorisme à Bejaia
Hier, la femme bedjaouie, au même titre que ses sœurs du monde entier, a célébré sa journée; une occasion pour faire le point sur sa situation marquée par l’aspiration permanente à l’émancipation dans les domaines de la vie. Ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les femmes. Pour certaines d’entre elles, la date du 8 mars est devenue une journée terne, faite de rencontres, de réunions, d’échanges et de sorties et galas entre femmes. Les associations El-Amel, El-Afac et El-Wiam ont organisé chacune de son côté des fêtes en l’honneur de la femme. «Depuis la lutte armée pour l’indépendance du pays à nos jours où beaucoup de Bedjaouyate sont tombées au champ d’honneur pour la liberté et la dignité, la femme bougiote a manifesté et manifestera toujours son désir d’être partie prenante et membre à part entière non seulement de son foyer mais aussi de la société», dira une animatrice de ces associations.
Le combat de la femme, qui est loin d’être une simple lutte de «féministes», «est un combat perpétuel contre certaines mentalités obsolètes et rétrogrades ainsi que contre les préjugés retardant le développement de la femme et son éclosion pour un monde meilleur», commentait une participante à la réception organisée en l’honneur des femmes policières.
Souvent marginalisé par notre société, le combat de la femme a été fait sous forme de conquêtes pour asseoir sa personnalité et sa présence dans tous les secteurs d’activités pour avoir accès aux postes de responsabilités. Mais, il ne faut pas s’arrêter à ce niveau uniquement pour ne pas oublier la vie dure menée par les femmes handicapées et occultées, les divorcées sans ressources, les maltraîtées sans protection ou tout simplement la situation de la femme nécessitant protection et prise en charge pour ne pas sombrer dans la facilité et la débauche. Aujourd’hui, «la femme, quel que soit son statut, mère, fille, épouse ou sœur, doit s’assumer et poursuivre son combat pour l’obtention de ses droits pleins et entiers» a estimé une organisatrice rencontrée en marge de la célébration spéciale femme policière.
En cette Journée internationale du 8 Mars, pour conclure, «les femmes ont eu une pensée toute particulière à toutes les femmes victimes du terrorisme, notamment du corps de la police, et à toutes celles qui vivent seules dans l’honneur et la dignité».
Ali Karimou
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com