D’où vient le financement ?
La campagne électorale pour les Locales du 29 novembre prochain démarre fort à Bejaia et les différentes listes sortent peu à peu de leur réserve pour marquer des points sur leurs adversaires.
Si certains partis et des indépendants ont déjà entamé leur campagne, sans se poser la moindre question sur le respect des textes de lois régissant notamment le financement et l’utilisation des moyens publics à des fins électorales, d’autres, plus soucieux, posent le problème. La kasma FLN de Chemini vient de s’exprimer à ce titre à travers un communiqué dans lequel elle dénonce « le silence observé par les autorités locales concernant le véhicule de la commune que doit restituer le président de l’APC sortant et non moins candidat aux élections municipales. « Ceci, signalent les rédacteurs, « en dépit de la notification qui lui a été adressée par la daïra. « Le cas de Chemini en la matière n’est certainement pas un cas isolé. C’est ce qui nous amène à nous interroger sur ce sujet et celui lié au financement de la campagne électorale. Des responsables élus, et non moins prétendants à un nouveau mandat électoral à la faveur du prochain scrutin, continuent, en effet, d’user des moyens publics pour la promotion de leur candidature, en dépit de la clarté de la loi électorale à ce sujet.
La question reste également posée pour le financement de la campagne électorale. L’affichage, les prospectus, la location de la sonorisation... coûtent évidemment de l’argent. S’agit-il de l’argent public ? Si tel n’est pas le cas, qui paye alors? On sait que les candidats mettent forcément la main à la poche, mais lorsqu’on sait la situation sociale de certains d’entre eux on est tenté de croire que d’autres sources de financement existent. Depuis l’ouverture démocratique, plusieurs sources de financement ont effectivement vu le jour, notamment des réseaux de financement occultes qui sont souvent mis en avant. Moyennant des promesses, des financiers, investisseurs et patrons de tous bords s’engagent aux côtés d’élus avec leur argent. En somme, c’est un acte de corruption qui ne dit pas son nom.
La situation glisse ainsi progressivement vers le lobbying financier. Le mode de financement de toute campagne électorale est pourtant codifié par une loi.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com