La fête de la figue a été clôturée hier à Bejaia
La 6ème édition de la fête de la figue, qui a eu lieu à Beni Maouche, a été une occasion d’aborder les préoccupations des fellahs liées notamment à la commercialisation du produit…
Beni Maouche, à 80 Kilomètres de la capitale des Hammadites, est une localité réputée pour la qualité de sa figue. C’est là que s’est tenue la manifestation que nous rejoignons après deux heures de trajet sur une route sinueuse qui serpente en amont et en aval à travers les collines.
A Trouna, un des 26 villages que compte la commune et qui fait aussi office de chef-lieu règne en cette matinée de lundi une ambiance des grands jours. Un événement extraordinaire s’y déroule. C’est la 6ème Fête de la figue.Des raisins écarlates, des grenades juteuses, une huile d’olive limpide, des mûres flamboyantes, du miel succulent et bien sûr la reine de la fête: la majestueuse figue de Beni Maouche, objet de toutes les convoitises sont exposés sous le thème indiquée par une banderole suspendue à l’entrée de la foire "La figue de Beni Maouche est un label authentique". Une notoriété qu’elle tient de ses milliers de figuiers séculaires soigneusement entretenus et travaillés avec amour et beaucoup de passion.
La Sarl Amfigal (Ait Maouche Figue Algérie) fait goûter les visiteurs à quelques plats et gâteaux traditionnels soigneusement concoctés par des mains ingénieuses.
Au deuxième jour de cette fête, les présents avaient rendez-vous, en plus de l’exposition qui continue, au niveau des stands, avec des conférences animées par des techniciens de l’ITAF autour de la protection de la figue et des techniques de production qui peuvent aider les paysans à augmenter la quantité en préservant sa qualité et des services vétérinaires de Bejaia sur la fièvre catarrhale communément appelée blue tong. Néanmoins les questions des présents à la salle des fêtes de l’APC tournaient autour de l’aide de l’Etat aux agriculteurs pour les sortir un tant soit peu du marasme engendré par le manque de moyens.
La commercialisation du produit a été maintes fois soulevée par les agriculteurs qui se disent lésés par l’absence d’une structure digne de ce nom pour prendre en charge le commerce du produit. Beni Maouche veut sortir de son marasme économique grâce à… la figue. C’est l’espoir retenu de cette visite.
S. Hamdad
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com