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Béjaïa toujours à la traîne CONSOMMATION DES CREDITS EN 2012



Béjaïa toujours à la traîne                                    CONSOMMATION DES CREDITS EN 2012
Le drame est qu'à Béjaïa des projets existent mais ils sont rarement lancés sur le terrain
La wilaya de Béjaïa est bien dotée en crédits de paiement, mais ne sait pas les consommer. Elle est comme ce riche habillé de loques!
Sur les 45 milliards de dinars de crédits de payement, seuls 4,5 milliards de dinars ont été consommés par la wilaya Béjaïa. Un taux de consommation de 10,50% à la fin août 2012, tous secteurs confondus. C'est l'un des taux de consommation les plus faibles jamais atteint par la wilaya. L'année dernière, le taux de consommation était déjà trop faible pour passer inaperçu et surtout pour ne pas attirer l'attention de ceux qui gèrent les affaires quotidiennes des citoyens. 13,42% seulement des 43,3 milliards de dinars de crédits de paiement en 2011 ont été consommés, soit 5,8 milliards de dinars. On comprend mieux maintenant pourquoi la colère citoyenne s'est faite plus récurrente. Et par ricochet, le classement en première loge de la wilaya en matière de mouvements sociaux. S'il est connu qu'à Béjaïa on consomme très peu d'argent alloué, il reste que ces dernières années, le phénomène a atteint des proportions qui interpellent plus d'un. Voilà qui contredit le discours ambiant de ces dernières années. Le drame est qu'à Béjaïa des projets existent mais ils sont rarement lancés sur le terrain. Les appels d'offres souvent infructueux, des bureaux d'études qui traînent la patte, des assiettes de terrain de plus en plus rares. L'exemple du siège de la wilaya qui a déjà consommé plus de trois milliards de dinars sans même trouver d'assiette de terrain pour son implantation est assez illustratif sur ce «bricolage», qui ne dit pas son nom. Les chiffres fournis par la Datp parlent d'eux-mêmes. Que l'on en juge! Environnement 1,40%, aménagement du territoire néant, PME /Artisanat 1,40%, hydraulique 24%, enseignement supérieur 11, 30%, santé 9%, jeunesse et sports 11%, culture 6,90%, la liste est longue. Cela peut-il passer inaperçu' Forcément pas. L'urgence de l'heure ne dicte pas des rappels à l'ordre mais des mesures exemplaires de sanctions contre les contrevenants qui paralysent une wilaya qui a accumulé un retard énorme du fait des événements politiques. A chaque fois qu'un changement se produit, il est sanctionné par une déception, que les multiples mouvements sociaux mettent très tôt en avant. Béjaïa détient la palme d'or en matière d'actions de protestation durant cette année; le rapport du ministre de l'Intérieur le dit sans équivoque. C'était autant d'alertes auxquelles les responsables ont répondu dans un premier temps par le mutisme avant de les comprendre sans pour autant y répondre par des mesures adéquates. Il fallait tout simplement lancer les projets à temps, ne pas tergiverser pour en finir avec un tel bilan qui, sous d'autres cieux, imposerait de tirer des conclusions claires, nettes et sans bavures. Mais on n'en est pas là. On continue encore à montrer d'un doigt accusateur d'autres acteurs. Les élus et l'administration s'auto-accusent et le citoyen dans tout cela paie les pots cassés. Si les responsabilités sont clairement déterminées, pourquoi alors ne pas prendre des mesures' Voilà la question que se pose le simple citoyen. Pourquoi un élu local qui fait preuve de défaillance et par-dessus le marché bloque les projets, n'est-il pas sanctionné'
«L'amélioration des conditions de vie du citoyen», mot d'ordre du nouveau gouvernement ne peut se matérialiser à Béjaïa tant que les élus et l'exécutif en sont encore à se renvoyer la balle. L'imminent scrutin local reste une opportunité pour le citoyen pour choisir les meilleurs hommes et femmes et changer peut-être les mentalités. Quant à l'exécutif, il relève des pouvoirs publics...
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