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Béjaïa s'indigne



Béjaïa s'indigne
La ville de Béjaïa ne se remet pas des événements vécus le 5 avril et veut à tout prix se réveiller du cauchemar dont les stigmates lui rappellent la double blessure.D'abord d'avoir été inhospitalière mais aussi d'avoir saccagé un édifice culturel. Quelle bêtise ! Ce qui reste donc de ces évènements, ce sont ces murs calcinés, ces ateliers pillés, saccagés d'un édifice culturel qui vient pourtant de faire peau neuve. Désormais, la place d'Amriw fait peur, elle qui est d'habitude animée est devenue un lieu isolé, fuit qui fait peur. Commission d'évaluation à l'?uvre Mme Gaoua, la directrice de la maison de la culture, qui évalue les dégâts (à première vue) à plus de dix milliards, a reçu une commission déplacée d'un ministère de la Culture. Un groupe de techniciens chargés de faire un point de situation et évaluer les dégâts en vue de lancer les réparations. Même si on ignore le montant exact des estimations, on sait par contre la volonté de la ministre de Culture qui aurait promis de reprendre vite en main l'édifice. Le wali anime une conférence Le wali et son staff se sont déplacés en force lundi dernier à la maison de la culture pour d'abord s'enquérir du niveau des dégâts mais aussi pour dénoncer avec force ces pratiques, dira-t-il, étrangère aux traditions et coutumes d'une région connue tant pour sa civilisation millénaire, son hospitalité, mais aussi son niveau de démocratie. La campagne se poursuit, dira-t-il, et elle devrait se faire dans le calme, la transparence et sous l'?il vigilant des services de l'ordre qui sont à féliciter pour avoir évité l'affrontement hier. La société civile dénonce Nombreuses associations culturelles, des partis politiques, l'APW présents hier à la maison de la culture se sont prononcés «contre ces pratiques d'un autre âge». Le FLN en tant que parti, ses élus au niveau de l'APW, le CAP et à travers des communiqués ont dénoncé la violence utilisée en marge du meeting, à l'encontre des journalistes, ainsi que l'acharnement sur les agents de l'ordre public. Ils réitèrent l'hospitalité légendaire de la ville que ces vulgaires casseurs ne peuvent ternir. Cet acte, concluront-ils, est une agression contre un fondement de la démocratie.


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