Bejaia - Revue de Presse

Béjaïa : Le square El Qods se dégrade



Le square El Qods, dans le quartier de la Plaine à Béjaïa, est un endroit qu'on destinait à l'origine à la relaxation, la contemplation et à immortaliser un évènement qu'est la Conférence sur la pensée islamique organisée à Béjaïa en 1984 (rehaussée par la présence de Yasser Arafat). Un triple sens admirablement consacré par la conception livrée par une architecte paysagiste polonaise. L'artiste avait réalisé un aménagement original des allées, des buttes, de la fontaine et d'une cafétéria intégrée. Mais il était dit que le vent de la dégradation devait souffler également sur les lieux. Des tas d'ordures ont envahi les allées. Les plantes grasses, les fleurs ont disparu du paysage. Les compositions de galets ornant le sol et la pierre taillée retenant les buttes attendent désespérément l'eau de pluie pour subir leur décrassage. Le bassin de la fontaine, outre qu'il est à sec, est jonché d'excréments.L'image rabaisse considérablement le site. Indignés, les habitants du quartier et ses environs (les Babors et l'avenue Ben Boulaid) réagissent. Ils saisissent les autorités (le P/APC, le wali, le procureur et le chef de sûreté de wilaya) pour qu'il soit mis fin à une situation qualifiée de « dramatique ». Ils se soulèvent contre « la négligence » qui a transformé les lieux en « une décharge publique où ont élu domicile les ivrognes, les drogués et les vagabonds », alors que, font remarquer les 45 signataires de la requête, tous les candidats de toutes les tendances politiques ayant pris part aux dernières élections locales avaient promis « un nettoyage ». Sur le plan de la sécurité, on n'est, déclare-t-on, pas mieux lotis du fait que « à la nuit tombée, les lieux, livrés de plus aux travestis et femmes de m'urs légères, deviennent d'une extrême dangerosité ». L'obscénité et la vulgarité régnantes obligeant les familles à se murer. Il est fait la juste remarque que le jardin est mitoyen de deux écoles primaires fréquentées par près de 650 enfants contraints, à la longue, à intérioriser et à banaliser un tel dégât civique. D'autre part, les pétitionnaires dénoncent une autre nuisance qui, cette fois, constitue une gêne pour « les activités commerciales ». La station de bus d'El Qods « ressemble depuis des mois à une gare routière où se rassemblent des dizaines de bus empêchant toute circulation de véhicules et de clients qui viennent s'approvisionner », fait-on encore remarquer.
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