Les habitants des cités Bab Louz, Karamane et les Bâtiments, qui ont été durement affectés par les pluies diluviennes du week-end, sont sortis dans la rue, hier, pour crier leur colère et exiger des autorités locales une solution définitive au problème récurrent des inondations de leurs maisons.
Pour dénoncer «l'inaction» des pouvoirs publics au lendemain de ces inondations, les protestataires ont procédé à la fermeture du principal axe routier de la rue de la Liberté, au centre-ville, perturbant fortement la circulation automobile. Les manifestants n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour fustiger les autorités locales qu'ils accusent ouvertement de «laxisme». «A chaque averse, c'est le même calvaire. Aujourd'hui, nous disons basta aux fausses promesses des responsables locaux. A ce jour, aucun responsable ni élu ne s'est déplacé pour s'enquérir de notre drame après ces inondations. Le wali qui nous a également promis, il y a longtemps déjà, lors d'une rencontre avec les habitants des quartiers, de prendre en charge notre problème, n'a également à ce jour rien fait de son côté», se sont plaints des habitants et des commerçants qui ont subi des dégâts.
Le wali pointe du doigt les élus locaux
Il y a lieu de rappeler que dans son intervention, samedi, sur les ondes de la radio locale, le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, s'est vivement attaqué aux élus locaux qui, selon lui, «n'ont pas su faire face à ces inondations». «L'APC aurait dû procéder au curage des avaloirs. Cette opération devait être entreprise régulièrement suivant un plan annuel sans attendre un télégramme ou un écrit du wali», reproche la première autorité de la wilaya aux élus. Et d'ajouter : «Je les blâme officiellement car la plupart d'entre eux ont brillé par leur absence et n'ont pas fait ce qu'ils devaient faire, c'est à dire sortir les engins, les camions et mobiliser les employés pour accomplir leur travail. »
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Kersani
Source : www.lesoirdalgerie.com