
Jadis espace public lié à la coutume kabyle et à la symbolique du partage et de l'abondance, de nos jours, les fontaines publiques perdent de leur valeur.Que ce soit dans les villages ou dans les villes, ces lieux sont abandonnés aux herbes folles qui les envahissent et à l'insouciance des êtres humains qui les dévalorisent.Dans l'imaginaire collectif, thalla, la fontaine du village, est surtout l'espace féminin où l'on remplit les jarres et on se confie les secrets de femmes. La littérature l'a adoptée, dans de nombreux récits, comme élément narratif inséparable de l'espace villageois. Thalla, c'est aussi le lieu de la désaltération pour les hommes et pour les bêtes.Elément indissociable du patrimoine culturel kabyle, tout autant que tajmaât, thalla, si elle est jalousement entretenue dans certains villages, perd chaque jour un peu plus de sa valeur culturelle dans d'autres.La «modernité» a contribué à son isolement, notamment dans certains lieux proches de l'espace urbain, lorsque ce n'est pas la sécheresse des sources ou leur déviation par le fait de l'homme qui ne les voue pas à l'abandon.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Medjdoub
Source : www.elwatan.com