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Les rappelés du Service national, période allant de 1995 à 1999, ont une fois de plus investi les rue de la ville de Béjaïa. Ils étaient quelque 300 rappelés à répondre, hier, à l'appel à la marche initiée par le collectif de wilaya à Béjaïa.C'est sous une pluie battante que la manifestation s'est ébranlée de la gare routière vers le siège de la wilaya en passant par le bâtiment de la sûreté de wilaya. Au niveau de la placette Saïd- Mekbel pour la liberté de la presse, les marcheurs ont procédé à un dépôt de gerbe de fleurs en hommage au regretté journaliste et billettiste de talent et, à travers lui, à toutes les victimes du terrorisme. Un rassemblement a été ensuite organisé par les manifestants devant le siège de la wilaya.Les membres du collectif de wilaya ont demandé à voir le wali afin de lui remettre la lettre de leur conseil national, mais le chef de l'exécutif effectuait une visite dans une commune voisine. "Cela fait trois ans que nous organisons des marches et rassemblements devant le siège de la wilaya, mais nous n'avons jamais été reçus par le wali. Ailleurs, nos camarades rappelés sont toujours reçus par les walis de leurs wilayas respectives", nous a déclaré un membre du collectif, Ouaret Mokrane, avant de condamner cette "attitude" qui n'honore pas le premier responsable de la wilaya. Les rappelés revendiquent principalement le droit de "bénéficier des avantages de la réconciliation nationale et de la concorde civile ; la réparation morale et matérielle au profit des éléments rappelés" qui ont dû affronter les hordes sauvages durant la décennie rouge.La wilaya de Béjaïa, à elle seule, compte 18 000 rappelés durant cette période 1995-1999. Beaucoup d'entre eux ont été tués, alors que d'autres sont revenus soit avec des handicaps, soit avec des traumatismes psychologiques, qu'ils ont du mal à surmonter.NomAdresse email


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