Les ménages dans tous leurs états
L’été est fini. La rentrée sociale est là avec tous les sacrifices à consentir pour l’occasion. Plus que les autres années, la présente rentrée sociale restera des plus dures car coïncidant avec le Ramadhan.
A quelques jours de ces deux événements, l’angoisse et les spéculations nées des récentes hausses du prix des produits alimentaires, continuent à susciter les appréhensions les plus folles chez les consommateurs.Cette inquiétude est plus particulièrement perceptible chez les pères de famille qui, pour certains, commencent déjà à stocker d’importantes quantités de lait en poudre (pour nourrissons, enfants et adultes), de semoule, d’huile, de sucre, de pommes de terre… de crainte de voir les étals totalement vidés. Ces réflexes, à la limite du ridicule, font effectivement l’affaire des spéculateurs et des commerçants malhonnêtes. «Les prix augmenteront d’une façon exponentielle durant ce Ramadhan!», ne cesse-t-on de dire, surtout que les prix de plusieurs produits s’affichent au gré des humeurs et ont connu déjà une remarquable hausse.
C’est dire que face à l’absence de mécanismes de contrôle, la spéculation a encore de beaux jours devant elle pour faire chanter les consommateurs trop crédules aux dires des uns et des autres. Si pour certains, qui ne veulent pas céder à cet affolement pré-ramadhanesque, le ton est plutôt à la sagesse, il n’en demeure pas moins que la majorité des ménages se font avoir par ces folles rumeurs de pénurie de lait et de sucre, véhiculées par une bonne partie de la vox populi.
En tout état de cause, l’on appréhende sérieusement ce début de mois de Ramadhan qui s’annonce angoissant pour pas mal de pères de famille qui, rappelons-le, doivent faire face également aux dépenses faramineuses de la rentrée scolaire.
La semaine prochaine sera celle de toutes les angoisses, devons–nous conclure et l’on ne manquera pas de voir des ménages recourir à l’endettement car il faut bien habiller les enfants et surtout satisfaire les gourmandises du Ramadhan.
Et lorsqu’on sait que l’augmentation des salaires n’est pas pour demain, il faudra une sacrée dose de courage aux parents pour faire face à la situation assez critique, pour ne pas dire pénible.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com