L’olivier se fait avare cette année
Entamée la semaine dernière dans la région de Bejaia, la campagne de la cueillette des olives risque fort d’être des plus décevantes. Tel est le constat que tirent, dès les premiers jours, les fellahs de la région. « Des oliviers séculaires qui, jadis, donnaient deux à trois quintaux d’olives vont atteindre rarement, cette année, 20 à 30 kilos «, fait remarquer un oléiculteur. La cueillette est d’ailleurs presque terminée. Les olives qui, au moment de la récolte, sont d’ordinaire d’un noir brillant, pulpeuses, juteuses et bien accrochées à leur pédoncule, sont, cette saison, asséchées avant l’heure et le moindre mouvement d’air les fait tomber de l’arbre. Leur peau, toute ratatinée, est collée au noyau. La pulpe qui renferme l’huile et la margine a été sucée par un été aride et prolongé et les nombreux foyers d’incendie qui se sont déclarés au moment de la maturation des fruits. Les oléiculteurs se contentent, à présent, de faire le constat de leur manque à gagner et reportent leurs espoirs sur les années à venir. « La production oléicole obéit aux fluctuations climatiques «, disent-ils. Et d’ajouter : « La région de Bejaia est située dans un système de type pluvial et l’irrigation d’appoint est très rarement pratiquée pour les oliviers. Les précipitations à caractère torrentiel n’apportent pas une bonne irrigation aux zones en pente et les oliviers n’en bénéficient que peu. Par ailleurs, les cuvettes d’irrigation des oliviers financées par les programmes du PNDA ne sont pas encore généralisées pour toutes les plantations situées dans les montagnes». Les productions évoluent, certes, en dents de scie, mais, concernant la présente année, le rendement à l’hectare ne peut qu’être très faible, comparativement à l’an dernier où il a été de 11,15 quintaux à l’hectare. La faible production de cette année peut également s’expliquer par un été particulièrement chaud, aggravé par plus de 80 brasiers qui ont été localisés dans 23 communes, sur les 52 que compte la wilaya. Enfin, le gaulage, cette technique ancestrale de la récolte des olives utilisée les années précédentes, peut aussi expliquer le faible rendement de la présente saison.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com