Bejaia - Revue de Presse

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La blue tongue fait rage Transmise par les piqûres d’un insecte, la fièvre catarrhale du mouton, ou maladie de la blue tongue, inquiète de plus en plus les éleveurs de la région de Bejaia, surtout que la progression est certaine dans la vallée de la Soummam. Dans la commune d’Ath Mellikeche, 86 têtes d’ovins ont été décimées par cette épizootie et 106 sont atteintes depuis le début du mois d’août, apprend-on de la subdivision de l’agriculture de Tazmalt. «Ce décompte, déclare le vétérinaire de la subdivision, est le résultat de visites qu’on a effectuées à 17 éleveurs dans la municipalité d’Ath Mellikeche». Une localité connue pour sa vocation agropastorale. Et dans l’optique d’endiguer cette maladie, une équipe de l’inspection nationale de la protection végétale a été dépêchée dans la commune afin de désinsectiser et de désinfecter les foyers de moustiques (décharges, marécages,...), vecteurs de transmission de cette maladie qui, pour le moment, n’est déclarée que dans la commune sus-citée.«Cela ne veut pas dire que dans les autres localités, qui dépendent de notre subdivision, il n’existe aucun cas de langue bleue, les éleveurs hésitent à les déclarer», précise notre interlocuteur qui insiste sur la prévention, seul moyen de faire épargner le cheptel. Plus d’une centaine de cas ont été recensés dans les communes d’Akfadou, Chemini et Tifra où plusieurs têtes d’ovins ont péri, selon des informations recueillies auprès de différents éleveurs. «Nous avons enregistré un nombre important de bêtes atteintes par cette maladie dont un nombre non négligeable de morts», déclare, sans donner de chiffres, M. Aïnouche, vétérinaire de la subdivision de l’agriculture de Sidi Aïch. «Il est impératif d’opérer des campagnes de démoustication de manière régulière et efficace. La désinfection des cheptels doit se faire périodiquement, surtout en cette période de grandes chaleurs, pour se prémunir de cette maladie», préconise-t-il en conseillant aux éleveurs de superviser de près l’état de santé de leurs cheptels. Selon lui, cette maladie se manifeste par l’apparition d’aphtes au niveau de la bouche, une salivation, un jetage et de la fièvre. Dans la commune de Chemini, pas moins de 94 têtes d’ovins, dont 28 décimées, sont touchées par cette épizootie, selon les dernières estimations. Ce chiffre demeure non exhaustif, puisque certains éleveurs ne daignent pas alerter les services vétérinaires et préfèrent se débarrasser des bêtes mortes en catimini. Devant la progression de la maladie, une opération de désinsectisation, notamment des oueds et décharges sauvages, a été récemment effectuée par une équipe de l’institut national pour la protection végétale. Toutefois, les services vétérinaires de l’APC déplorent l’absence de pulvérisateurs à dos susceptibles d’atteindre les zones touchées de la région. Par ailleurs, une campagne de sensibilisation, lancée par le bureau communal d’hygiène, incite les éleveurs à la démoustication des bergeries et l’application de traitements antiparasitaires tels les répulsifs. Ali Karimou
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