Bejaia

Autorisation d’extraction des agrégats dans les oueds



Sellal concède une prolongation de 2 ans En réponse, hier, aux différentes questions des parlementaires de la première Chambre du parlement, relatives au projet de loi 12-05 amendé qui proroge pour deux ans l’autorisation de l’extraction des agrégats, le ministre des Ressources en eau persiste et signe. «Le programme présidentiel pour 2009 de 1.200.000 logements, de l’autoroute Est-ouest et de 13 barrages en cours de construction n’attend pas et n’a pas besoin d’être retardé pour une histoire de manque de graviers ou de sable», dira Abdelmalek Sellal. Il expliquera que les besoins en agrégats (quelque 450 millions de tonnes de sable selon les estimations d’un député indépendant) sont tellement importants qu’ils ne pouvaient pas se démarquer des oueds, vu la qualité intrinsèque des sables extraits et le peu d’investissements enregistrés pour le lancement des carrières qui ne produisent que du sable concassé de piètre qualité pour les constructions. En outre, Sellal rassure: «Mes collaborateurs, experts en la matière, ont tous affirmé que cette prolongation de deux ans n’aura pas d’impact sur l’environnement.» Même s’il reconnaît que l’extraction des agrégats des oueds est «un mal obligatoire». Du coup, il se démarque de ceux qui crient à la maffia du sable. Certes, on a constaté tous que certains oueds des wilayas de Boumerdes, Tizi-ouzou et Bejaia sont les plus exposés à ce pompage sauvage et anarchique qui a fait intervenir aussitôt les walis à travers l’instauration de mesures draconiennes pour limiter les dégâts. «Seulement, il se trouve que, regrette le ministre, nous nous sommes retrouvés, entre le marteau des chantiers titanesque lancés dans le cadre du PSRE, en besoin croissant de ces matières premières indispensables, et l’enclume des menaces sur l’environnement en l’occurrence des risques d’érosion des nids des oueds, du tarissement des nappes phréatiques et le dépérissement des surfaces agricoles. Pour leur part, les députés de la Chambre basse du parlement ne l’entendent pas de cette oreille. Tous les groupes parlementaires (PT, MSP, Indépendants, RCD, FLN et FNA) ont tiré à boulets rouges sur cette prolongation supplémentaire de l’autorisation qui profite, selon eux, plus à la maffia du sable qu’au plan quinquennal de relance. Tous les intervenants ont enregistré avec amertume le fait que le gouvernement, d’une part, partage les préoccupations et les réticences de la communauté nationale quant à l’aggravation du phénomène de l’exploitation anarchique des oueds et des ressources d’eau qui s’y trouvent et, d’autre part, il cautionne pour une seconde fois cet état de fait, en prolongeant de deux années l’opération d’extraction. Si pour le PT, il y a lieu de tirer la sonnette d’alarme face à cette menace grandissante contre les milieux naturels lorsque, avertissent-ils, aucune solution n’a été proposée à ce jour pour remédier à la situation. Ce qu’a consigné d’ailleurs la commission parlementaire dans son rapport sur ce projet de loi amendé, relatif à l’eau. Le MSP se demandera comment se fait-il que les stations de concassage ont été transférées des prérogatives des wilayas au ministère de l’Energie et des Mines et que l’une des stations, celle de Blida, se trouve en panne depuis des années. Les représentants du MSP ont suggéré aux autorités concernées d’ouvrir des investissements pour exploiter les chaînes montagneuses et en extraire les agrégats pour n’avoir pas à importer le gravât et tomber dans le même problème que celui de la pomme de terre. Par ailleurs, ils ont demandé au ministre de délivrer des autorisations de forage d’eau pour les populations des zones rurales ainsi que la levée des contraintes liées aux investissements dans les carrières.
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