Bejaia - Revue de Presse

Après la clôture officielle de la campagne pour les Législatives



Affichage intense pour compenser l’absence du public à Bejaia A Bejaia, la campagne pour les Législatives du 17 mai s’est achevée comme elle a commencé: sans emballer grand monde, insipide... En tout cas, la chasse ouverte aux voix ne semble pas avoir été concluante pour les trente listes de candidats en lice. Le citoyen n’a pas mordu ou a très peu mordu. Autant les meetings et autres conférences et campagnes de proximité étaient vides autant les murs de la ville ont changé d’aspect. Pour secouer les choses, les parties en course ont misé sur un affichage intense, si intense qu’il a été parfois agressif. Ceci, dans le but d’attirer l’attention des gens. Une campagne d’affichage tous azimuts (sur les murs, sur les arbres, sur les balcons, sur les véhicules), tout était bon pour servir de support aux affiches multicolores. Une véritable pagaille a été semée par un affichage anarchique. En effet, il s’est trouvé certains qui se sont attaqués même aux... bancs publics pour coller leurs affiches. «Nous voilà maintenant invités à nous asseoir sur nos candidats», ironisait un citoyen pas du tout content de l’évolution de la situation. L’environnement urbain de Bejaia en a même pris un sérieux coup et l’on se demande qui en payera les frais. Les murs de la Maison de la culture, récemment repeints, ont pris une autre couleur. Il en est de même pour le bloc administratif... La pollution graphique a atteint cette année la puissance trente (trente affiches). C’est le nombre des listes des candidats en course, soit plus que la convoitée circonscription électorale d’Alger. On n’a peut-être jamais été aussi nombreux à prendre place dans les starting-blocks électoraux pour la course vers les 11 sièges qui reviennent à la wilaya au sein de l’APN. Tout ce beau monde a décidé, comme par consensus, de fouler au pied les dispositions de la loi organique relative au régime électoral qui prévoit des surfaces publiques réservées à la publication des listes électorales. Du côté des autorités, on semble également ne pas éprouver le besoin de rappeler à l’ordre les uns et les autres. La CWISEL, elle, «sensibilise» et c’est tout. Les tableaux d’affichage officiels n’assouvissent donc plus l’appétit dévorant des candidats dont les listes débordent sur tout l’environnement choisi comme support «d’amochage», au risque d’inciter les écolos à réagir, pourquoi pas, pour dire aux électeurs de ne pas voter le 17 mai. Le risque est d’ailleurs plus que présent. A Bejaia, des observateurs prévoient tout au plus 25% de participation. Une estimation des plus optimiste lorsqu’on sait le caractère abstentionniste des citoyens de la région, aggravé par le boycott prôné par le parti d’Aït Ahmed, le FFS.
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