La crise apparaît au grand jour
La lune de miel, le consensus maquillé et le souci de préserver une cohésion appartiennent désormais au passé, devons-nous noter, pour ce qui est de l’assemblée communale de Bejaia. Pour la deuxième fois consécutive, une session ordinaire de l’APC est annulée mettant ainsi à nu les contradictions latentes et manifestes qui minent une assemblée disparate dans laquelle les tendances hétéroclites et les intérêts partisans divisent les élus autour de mesures urgentes qui ne sauraient souffrir d’aucun ajournement supplémentaire.L’annulation donc de la session de mercredi aura été la goutte qui a fait déborder le vase, car la crise, jusque-là larvée, est apparue au grand jour. Le quorum requis est impossible à réunir. Les querelles d’élus, qui se regardent en chiens de faïence, tiennent à la personnalité controversée du P/APC, M. Bouaoudia. Le clivage se présente en termes de pro et anti-maire. Ses soutiens, FFS, RCD et la liste indépendante «l’Ame de Bejaia» disent que l’APC est active, citant à l’appui les nombreux projets lancés ou en instance de l’être. Pour eux, la principale contradiction se pose en terme d’intérêts, car l’APC se divise en deux clans : ceux qui travaillent (eux en l’occurrence) et les autres qui, pour des vétilles, bloquent pour bloquer. La dissidence menée par le FLN, la propre formation du P/APC avec ses 4 élus, et les cinq élus des deux autres listes indépendantes, clame ouvertement sa rupture avec le premier magistrat de la municipalité. Plus grave encore, les élus FLN ont décidé de lui retirer leur confiance. Les opposants au P/APC, onze élus au total (sur 23) ont ainsi décidé de porter l’affaire devant le peuple et les autorités. Cette réaction se veut une réponse appropriée aux nombreux «dépassements et au mépris affiché» par le P/APC envers l’assemblée et l’exécutif.
Les causes des nombreux dysfonctionnements observés et observables sont à chercher dans la folklorisation et la dévalorisation de la fonction de maire. «Il engage des dépenses en dehors du budget», «la non-gestion», «l’existence d’un exécutif parallèle»... Autant d’accusations graves «portées à l’endroit du maire». Dans tout ce brouhaha, seul le citoyen paie cash le retard qu’il est dur d’évaluer au moment où l’Etat parle de développement durable. Peut-il être ainsi dans ce cas de figure?
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com