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Algérie (Wilaya de Béjaïa) - Côte est: La mer menace un axe routier vital



Algérie (Wilaya de Béjaïa) -  Côte est: La mer menace un axe routier vital
Une mer particulièrement déchaînée a frappé la route de plein fouet, entraînant une fermeture partielle de cet axe stratégique desservant plusieurs localités côtières orientales et les wilayas de l’est, comme Jijel, Sétif, une scène qui n’a absolument rien de nouveau pour les riverains qui assistent, année après année, au même phénomène: une mer agitée qui grignote le littoral jusqu’à interrompre la circulation.

La route nationale n°9, artère essentielle reliant Béjaïa aux régions de l’Est, continue de subir les assauts répétés de la mer.

A hauteur de la commune de Boukhlifa, daïra de Tichy, précisément au point kilométrique n°7, la chaussée est régulièrement envahie par les eaux lors des épisodes de fortes tempêtes.

Plus récemment, la situation s’est de nouveau détériorée du côté de la plage Djoua, près du douar Aït Bimoun. Une mer particulièrement déchaînée a frappé la route de plein fouet, entraînant une fermeture partielle de cet axe stratégique desservant plusieurs localités côtières orientales et les wilayas de l’Est, comme Jijel et Sétif.

Avant-hier, les autorités locales ont engagé les services de la Protection civile et de la DTP, afin d’évacuer et abaisser le niveau des eaux sur la chaussée.

Cependant, ce scénario n’a malheureusement rien de nouveau pour les riverains qui assistent, année après année, au même phénomène: une mer agitée qui grignote le littoral jusqu’à interrompre la circulation. Une situation préoccupante, résultat des années de pillage de sable, soulève une question récurrente.

«Pourquoi aucune solution durable n’a-t-elle pas encore été mise en œuvre?», s’interroge-t-on.

Pourtant, selon certains spécialistes, des alternatives existent sans compromettre l’équilibre naturel ni le potentiel touristique de ces plages.

Parmi les mesures évoquées figure l’installation de brise-lames, une structure en roche ou en béton à distance du rivage. Ce dispositif permettrait d’atténuer la force des vagues (pouvant passer d’environ de trois à près d’un mètre), tout en protégeant la route et ses usagers.

Aujourd’hui, l’appel à l’intervention des autorités locales et de wilaya se fait de plus en plus pressant.

On peut noter qu’à travers les réseaux sociaux, les citoyens attendent une étude approfondie suivie d’actions concrètes capables de sécuriser définitivement cet axe routier majeur.

Entre impératifs de sécurité et préservation du littoral, la RN9 illustre un défi que la région ne peut plus se permettre d’ignorer.

«L’urgence n’est plus seulement de constater, mais bien d’anticiper afin d’éviter que ce danger saisonnier ne devienne une fatalité», fulmine un internaute.

- Une alerte ignorée

Pour Abdenour Derguini, ancien vice-président de l’APW de Béjaïa et ex-membre du Conseil de la nation du parti du FFS, cette catastrophe n’est pas seulement perçue comme un phénomène naturel, mais aussi comme le résultat de choix de gestion et de planification jugés inadaptés.

«Ce qui s’est produit n’est ni une fatalité ni un accident naturel. C’est la conséquence directe de décisions opaques, précipitées et déconnectées des contraintes du terrain. L’entêtement administratif et l’absence de responsabilité ont fragilisé des équilibres essentiels et exposé délibérément notre territoire à des risques majeurs.»

L’ancien sénateur évoque à ce sujet la validation, dans le cadre du Calpiref, et sous l’autorité d’un ancien wali, de projets d’infrastructures touristiques en zones exposées qui constitue un cas manifeste de gestion douteuse, hasardeuse et irresponsable, car, explique-t-il, aujourd’hui, le débordement de la mer sur la route RN9, au lieu-dit «Club hippique», et les dégâts déjà enregistrés viennent confirmer, sans équivoque, la gravité de tels choix.

Selon lui, les alertes politiques ignorées se sont transformées en menace concrète pour des infrastructures stratégiques comme la RN9 et le gazoduc avec des répercussions potentielles sur la mobilité, la sécurité et l’économie de toute la région.

Photo d'illustration. El Watan

par N. D.
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