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Agriculture à Béjaïa : des éleveurs dans la tourmente



Agriculture à Béjaïa : des éleveurs dans la tourmente
A Ouzellaguen, pas moins d'une vingtaine de vaches laitières a succombé aux conditions climatiques exceptionnellement difficiles lors des dernières intempéries.
Des éleveurs dans la commune de Bouhamza, bénéficiaires du dispositif CNAC, ont eu la désagréable surprise d'être poursuivis en justice par les organismes emprunteurs faute d'honorer leurs créances. «Victime d'une banqueroute, arnaqué par une boite des assurances, voila que je suis poursuivi en justice pour la première fois dans ma vie», se lamente un bénéficiaire qui réclame l'application des instructions du président de la république qui avait promis d'éponger les dettes des fellahs. «J'ai bénéficie d'un crédit pour l'acquisition de 50 brebis à raison de 25 000 DA chacune, malheureusement, au bout de quelques mois le cheptel a été décimé par des maladies», dira, avec désenchantement, Balit Abidi, éleveur, en évoquant «sa mésaventure» qui date de 2006 à l'instar de huit autres éleveurs de la même commune.
«A chaque fois on sollicite l'organisme assureur, pourtant recommandé par le CNAC, pour établir un PV des dégâts et se faire rembourser, en vain», regrette notre interlocuteur en soulignant que les justificatifs établis par des vétérinaires ne sont pas pris en compte. «Même les PV établis par les vétérinaires privés aux frais des éleveurs ne sont pas pris en considération par l'assureur», a-t-il ajouté en déclarant qu'«en fin de compte, l'assurance dont bénéficie mon cheptel n'a été qu'une simple formalité».
Par ailleurs, à Ouzellaguen, les chutes de neige enregistrées sur les hauteurs de la commune lors des dernières intempéries ont occasionné plusieurs pertes en vies animales suite à la vague de froid qui a caractérisé la région pendant plusieurs jours. Le cheptel bovin a été le plus atteint puisque pas moins d'une vingtaine de vaches laitières a succombé à ces conditions climatiques exceptionnellement difficiles. La ferme Kadri, du village Tazrouts, a été la plus touchée en déplorant la perte de 18 têtes bovines. La cellule de veille et d'écoute installée au niveau de la Direction des services agricoles de la wilaya de Béjaïa n'a pas manqué de recenser les éleveurs sinistrés en vue de leur probable indemnisation.


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