Trois artistes exceptionnelles ont embrasé la salle du Cabaret sauvage par leur chant inégalable et leurs rythmes, tantôt doux et nostalgiques, tantôt forts et endiablés, chose qui n'était pas pour déplaire aux milliers de présents surexcités et ravis de cette belle rencontre festive pour dire le talent de nos artistes et la bravoure de nos femmes algériennes.La musique et la chanson sont aussi une manière de rendre hommage à la femme algérienne, de glorifier sa liberté, de célébrer son courage face à toutes les violences et les discriminations dont elle a fait l'objet durant la décennie noire en Algérie et qui, hélas, continuent parfois à sévir çà et là. Ce week-end à Paris, plus exactement dans la mythique salle du Cabaret sauvage, l'ambiance était de feu et d'émotion. L'émotion d'abord en évoquant le souvenir de la défunte diva Warda El-Djazairia dont le lieu garde encore sa trace, à elle et à son père à travers le fameux espace Tam Tam d'hier, et en chantonnant ses refrains si chers au c?ur de tous les Algériens quel que soit le lieu de leur résidence. L'ambiance en cette soirée du 20 janvier fut aussi de feu, grâce à trois artistes algériennes exceptionnelles qui ont embrasé la salle par leur chant inégalable et leurs rythmes, tantôt doux et nostalgiques, tantôt forts et endiablés, chose qui n'était pas pour déplaire aux milliers de présents surexcités et ravis de cette belle rencontre festive pour dire le talent de nos artistes et la bravoure de nos femmes algériennes. Dans le public, il y avait beaucoup de femmes mais de nombreux hommes aussi. Ils étaient algériens mais pas que. Tout le Maghreb y était présent, mais d'autres nationalités aussi. La musique est bien une et universelle. Tous sont venus pour découvrir pour certains, redécouvrir pour d'autres Samia Diar, Hasna El-Bécharia et Souad Massi. Auteur, compositeur et interprète, Samia Diar est cette voix puissante et un peu "sauvage" qui puise de ses souvenirs d'enfance et du terroir oranais et chaoui ses mélodies enchanteresses pour sublimer son public. Elle chante l'amour, l'exil, la terre, la jeunesse algérienne... Une jeunesse qui était aussi là en cette soirée pour écouter la diva inégalable qui leur vient de Béchar, Hasna El-Bécharia, divine artiste et "ténor" en la matière, qui, accompagnée de la délicieuse Souad Asla, sa protégée disciple, ont enflammé l'ambiance par des chansons devenues mythiques et incontournables que tous reprenaient en ch?ur dont Djit enzour, Djazair Djouhara, et une belle nouveauté qui prône la fraternité dans cette vie devenue trop matérialiste El-Khawa khir men mal eddania (les frères valent plus que tout l'or du monde).
Et le clou de la soirée fut en apothéose avec la magnifique Souad Massi qui, de sa "plus belle voix féminine d'Afrique du Nord", a subjugué son public en entonnant ses nouvelles chansons, mais aussi en reprenant les titres de sa jeunesse qui ont fait sa carrière et qui continuent à faire sensation. Accompagnée de ses amis de c?ur et talentueux musiciens, le percussionniste Rabah Khalfa et le guitariste Mehdi Dalil, on a eu droit à El-Moutakalimun (Maîtres des mots), une belle composition qui remonte à la belle poésie arabe et en réponse à certaines critiques déplacées et menaces incongrues de personnes incapables de comprendre la profondeur de ses messages et la beauté artistique de ses références anciennes qui disent toute la beauté des mots et l'ingéniosité des sens indépendamment de la nationalité de l'orateur. À travers Yemma, Deb, Amessa, Hayati..., ses fans ont pu revisiter ses répertoires, apprécier sa voix vibrante et rendre hommage à la maman, aux aïeuls et à la mère-patrie. Animée par la talentueuse Naïma Yahi qui a initié quelques séances de karaoké avec le public pour chanter le groupe Zebda, Khaled et Idir, la soirée a pris fin sous les ovations et les youyous d'un public qui en redemandait.
De Paris : Samira bendris-oulebsir
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samira Bendris Oulbsir
Source : www.liberte-algerie.com