
La lente disparition d'un aérodrome pour école de pilotage à Ouakda (3 km à la sortie nord de Béchar) continue encore de susciter des interrogations car elle s'est déroulée sous les yeux des amateurs impuissants, des anciens pilotes et sous l'indifférence de ceux qui avaient la charge de protéger cette structure.Cet aérodrome d'une superficie de 115 ha, qui servait d'école de pilotage dans les années 1960-1970, était doté de deux pistes, dont une en terre battue et classé par l'organisme mondial de l'aviation civile. Dans certaines circonstances, il a servi aussi dans des opérations de lutte anti-acridienne lors de l'invasion de criquets pèlerins dans la région. Selon une source proche du dossier, la responsabilité de la disparition de cet aérodrome serait partagée entre plusieurs institutions publiques, en particulier les Travaux publics, les services des Transports, l'aéroport de Béchar, les Domaines et l'APC qui n'ont pas pu intervenir pour récupérer cet aérodrome, le protéger des multiples atteintes constatées pour lui permettre de renouer avec ses activités initiales. Néanmoins, pour protéger cette zone de toute activité autre que l'école de pilotage, il faut noter que deux arrêtés ont été pris dans les années 1980 par les services de la wilaya interdisant des travaux agricoles ou habitations mitoyennes de la zone en raison de la présence d'une nappe d'eau souterraine.Aujourd'hui, cette surface est occupée par des indus occupants qui se sont accaparés illicitement des lieux et les ont transformés en parcelles agricoles alors que nombreux parmi eux auraient déjà bénéficié ailleurs de terrains agricoles octroyés par la commission technique ad hoc de la daïra. Un ancien membre de l'école de pilotage et adhérent à l'aéroclub de Ouakda que nous avons contacté a bien voulu apporter des précisions sur la création de l'aéroclub de Béchar qui remonte à 1953. «En dix ans, indique-t-il, 36 avions ont été au service de cet aéroclub qui a été classé parmi les premiers à l'échelle nationale par le nombre de brevets de pilotage et le nombre de km parcourus. Dans les circonstances actuelles, aucune ville, même les plus grandes du pays, ne peut offrir un aéroclub de cette envergure à ses citoyens et il est inconcevable qu'une ville comme Béchar qui se targue d'en avoir un demeure indifférente à sa disparition.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Nadjah
Source : www.elwatan.com